Rhodiola rosea ou Orpin rose

La rhodiola rosea

La rhodiola est une plante vivace appartenant à la famille des Crassulacées, fréquente en Russie, en particulier en Sibérie, et dans les pays scandinave et en Islande. On peut la rencontrer dans le massif alpin.

La rhodiola était déjà citée par Dioscoride en 77 après Jésus Christ.

 

Elle est traditionnellement utilisée depuis des siècles dans ces pays pour accroître l’endurance physique, la longévité, la résistance au mal d’altitude, pour traiter la fatigue et certains désordres du système nerveux central.

 

Il est connu que les cosmonautes russes et les athlètes en préparation pour les Jeux Olympiques ont fait appel à l’Orpin rose, dés 1960, pour augmenter leurs performances.

Comme le ginseng et l’éleutérocoque, elle appartient à la famille des adaptogènes.

 

Rhodiola rosea est un adaptogène à effets plus rapides que ceux induits par le ginseng et l’éleuthérocoque.

La partie utilisée : rhizome et racine pour la préparation d’extrait titré en rosavine et salidroside.

Les molécules actives spécifiques de rhodiola rosea sont des polyphénols : rosavine, rosine, rosarine, salidroside. Il est donc important de prendre un extrait sec standardisé en molécules actives ( la poudre de plante contenant beaucoup de cellulose et peu de molécules actives)

 

Mise en garde :

Il existe de nombreuses espèces de Rhodiola, toutes les études cliniques ont été réalisées avec l‘espèce rosea.

 

C’est une plante à la mode  souvent falsifiée, s’assurer que l’étiquette spécifie bien Rhodolia rosea, extrait sec standardisé à 3 % de rosavine et 1 % DE salidroside.

 

Propriétés

  • Adaptogène et antidépresseur
  • Effet psycho stimulant
  • Augmentation de la durée du travail physique
  • Diminution du temps de récupération lors d’exercice physique intense
  • Effet anti-fatigue
  • Augmente le taux de sérotonine et de dopamine
  • Améliore la résistance au stress
  • Amélioration des performances mentales, attention, mémoire, concentration
  • Activité antioxydante, permet de lutter contre les radicaux libres responsables du vieillissement
  • Effet hypoglycémiant

Les indications

  • Fatigue
  • Résistance au stress : examens, surmenage
  • Amélioration des performances sportives
  • Mémoire et concentration
  • Dépression
  • Utilisée dans la fatigue associée à la maladie de Lyme

Conseils d’utilisation

Les différentes études cliniques conseillent l’utilisation de 100 à 170 mg d’extrait standardisé en rosavine et salidrosides.

 

Il est préférable de prendre les compléments alimentaires à base de rhodiola le matin et le midi, mais pas le soir car cela pourrait perturber le sommeil.

 

En cure de 15 à 20 jours par mois, arrêter 2 semaines et reprendre si nécessaire.

 

 

Contre-indication

Par principe de précaution et en raison d’un manque de données toxicologiques la rhodiola est contre indiquée chez la femme enceinte

 

Prudence auprès des patients atteints de trouble bipolaire (psychose maniacodépressive) chez qui la racine pourrait déclencher des épisodes d’excitation psychique de type manie. Source : Passeport santé [1]

– En raison de son effet hypoglycémiant, un ajustement posologique peut être nécessaire chez les patients recevant des antidiabétiques Natural Standard

– Modification de la pression artérielle, un ajustement posologique peut être nécessaire chez les patients recevant des antihypertenseurs

– Augmentation du risque de saignement, prudence avec l’aspirine, les anticoagulants oraux, l’héparine, le clopidogrel, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens

-Utiliser avec prudence chez les patients utilisant des dépresseurs du SNC

Interactions possibles avec les cytochromes P450, prudence avec les médicaments à marge thérapeutique étroite

Interactions possibles avec paracétamol, acétazolamide, inhibiteurs de l’alpha-glucosidase, anxiolytiques, sédatifs, antibiotiques, anticancéreux, antidépresseurs, IMAO et IRS, anti-inflammatoires, antiviraux, inhibiteurs de la catéchol-O-méthyltransférase (COMT), stimulants du système nerveux central, hypolipidémiants, œstrogènes, immunomodulants, opiacés, pentobarbital, théophylline

 

Bibliographie

 

Wikipyto:

Phytothérapie européénne

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