L’intestin : acteur clé de notre santé

Dans ce dossier, nous avons choisi de parler de l’intestin car celui – ci exerce un rôle central sur notre santé.
Nous aborderons l’hyperperméabilité intestinale et ses conséquences sur les maladies auto-immunes, le rôle des probiotiques, l’intestin irritable…
Nous verrons également l’influence négative de l’alimentation moderne et de l’environnement sur notre santé.

 

Le Docteur Philippe Fiévet nous a fait l’honneur de valider ce dossier quelque peu « indigeste » et nous l’en remercions chaleureusement
Philippe Fiévet, docteur en médecine, est maître en sciences biologiques et médicales, diplômé universitaire d’immuno-rhumatologie, diplômé universitaire de biologie clinique oncologique, diplômé inter-universitaire en santé alimentation micronutrition, membre de la Société francophone de chronobiologie et membre de l’Académie des Sciences de Lausanne.

Il exerce son activité comme consultant expert auprès de diverses structures d’enseignement médical et biologique, anime des conférences et des ateliers ouverts au public ou réservés aux professionnels de santé désireux de se former en nutrition.
Il est l’auteur de « l’intestin, carrefour de mon destin » et de « les chroniques de l’intestin »

 

L’intestin : Acteur clé de notre santé

La plupart des maladies chroniques et bon nombre de symptômes aigus sont en relation avec notre système digestif, notre flore intestinale et notre alimentation.

 

Le docteur Catherine Kousmine et le Docteur Jean Seignalet l’avaient bien compris et depuis, de nombreuses études scientifiques ont confirmé leur hypothèse. Nous souhaitons à travers ce dossier vous parler d’un phénomène encore peu connu mais qui intéresse de plus en plus les scientifiques : l’hyperperméabilité intestinale ou leaky gut syndrome.

 

Ce phénomène est intimement lié à la fonction digestive, aussi pour une meilleure compréhension, nous avons fait le choix de revoir le principe de la digestion. Ce dossier est donc assez long, mais si vous êtes curieux, concernés, ou comme nous passionnés, ces quelques pages vous seront utiles.

 

L’intestin joue un rôle primordial dans notre santé et dans le maintien de celle-ci. C’est grâce à lui que les nutriments nécessaires au fonctionnement de notre organisme sont absorbés et redistribués là où notre organisme le demande. D’autre part il empêche la pénétration de micro-organismes, macromolécules et composés toxiques. Pour cela, toutes les étapes de la digestion doivent être effectuées correctement.

 

La digestion

Le but de la digestion est de dégrader les aliments en petites molécules absorbables (action de découpage) et ainsi permettre leur assimilation au niveau de l’intestin. Imaginons une carotte, pour que son béta-carotène parvienne jusqu’à la circulation sanguine, il faudra que cette carotte soit réduite en morceaux minuscules pour que ce nutriment puisse traverser la barrière intestinale. Cette action est possible grâce à des procédés mécaniques comme la mastication, le péristaltisme (action rythmique des contractions de l’intestin) et des procédés chimiques enzymatiques (enzymes salivaires, gastriques, intestinales, pancréatiques)…

Les enzymes ont un rôle primordial ; si on ne possède pas pour une raison ou pour une autre une enzyme, l’aliment non dégradé ne reste pas neutre dans le système digestif. Il putréfie ou fermente, et à la longue entraîne un déséquilibre de l’écosystème intestinal.

 

Ce qui peut rendre nos enzymes digestives inefficaces :

  • un défaut de mastication : l’amylase sécrétée par les glandes salivaires digère en partie les amidons (sucres lents), de plus la salive informe les papilles, le cerveau transmet l’information aux différents organes digestifs de l’arrivée d’aliments permettant la sécrétion des enzymes digestives adéquates,
  • le stress,
  • l’hypochlorhydrie, due à l’âge ou aux médicaments ayant une action sur l’acide chlorhydrique,
  • les métaux lourds,
  • les carences ou déficits en vitamines, minéraux, qui sont des catalyseurs ou cofacteurs,
  • les déficits enzymatiques d’origine génétique. Un exemple bien connu : le déficit en lactase, enzyme qui dégrade le lactose du lait. La lactase n’est pas efficace chez une majorité d’adultes, certains présenteront dès l’ingestion de lait des ballonnements, gaz, diarrhée, car les bactéries fermentent le lactose.

 

L’être humain doit toujours garder à l’esprit que notre alimentation doit convenir à nos enzymes et non le contraire. Un exemple significatif : l’animal sauvage ne connaît pas les maladies (asthme, bronchite, problème de peau etc.) qui touchent les animaux domestiques nourris par l’homme aux croquettes ou aux pâtés. En effet, il se nourrit d’aliments adaptés à son espèce.

 

Pas de santé sans bonne digestion. Nous ne sommes pas ce que nous mangeons, nous sommes ce que nous digérons.
Les troubles fonctionnels intestinaux touchent 15 à 20 % de la population, ils sont 2 fois plus présents chez la femme que chez l’homme. Mais ce que l’on sait moins, et qui est pourtant le fruit de nombreuses recherches scientifiques, c’est que de très nombreux troubles ou maladies (infections à répétitions, allergies, problème de peau, prise de poids, troubles du comportement, maladies auto-immunes…) sont plus ou moins directement liés à l’intégrité de notre écosystème intestinal.

 

On parle d’écosystème intestinal pour désigner l’ensemble formé par la flore intestinale, la muqueuse intestinale et le système immunitaire, trois éléments interdépendants les uns des autres, qui vont conditionner l’équilibre digestif, garant de notre santé. En effet, limiter le rôle du tube digestif au transit et à la digestion des aliments, serait négliger l’importance de son action, car il est le siège de nombreuses opérations qui permettent à notre organisme :

  • de se défendre contre les agressions microbiennes,
  • d’éliminer les substances toxiques,
  • d’assimiler les nutriments indispensables,
  • de participer à la fabrication de certains éléments vitaux.

 

I – L’écosystème intestinal

1) Le microbiote

Si les êtres humains naissent sans germes, il suffit de 1 à 2 jours pour qu’une flore microbienne se développe et tapisse tout le tube digestif. Cette flore dérive directement de l’alimentation ainsi que de nombreux gestes quotidiens comme porter ses doigts à la bouche. Tout l’appareil digestif est peuplé d’une flore microbienne plus ou moins abondante. Cette flore se diversifie (environ 1000 espèces) tout au long de la vie. Au total, chez l’adulte, environ 100.000 milliards de bactéries et levures constituent la flore intestinale. Une flore intestinale normale est constituée d’une flore dominante saprophyte et d’une flore de passage, composée en partie de bactéries potentiellement toxiques issues essentiellement de l’alimentation. La flore normale contient un champignon en petite quantité : le candida albicans qui est bien toléré tant qu’il n’y a pas de déséquilibre.

 

Son rôle :

  • elle régule le transit,
  • elle synthétise des vitamines : B1, B2, B6, B9, B12, la vit K, des enzymes, et métabolise des hormones,
  • elle empêche les germes pathogènes de se fixer sur la muqueuse : c’est l’effet barrière qui joue un rôle de défense,
  • elle permet d’activer les phyto-œstrogènes de soja du traitement naturel lors de la ménopause, ainsi que bien d’autres substances médicamenteuses ou non,
  • elle dégrade les FOS (Fructo-Oligo-Saccharides), permettant la synthèse du N- butyrate dans le colon, qui favorise le développement d’une muqueuse de bonne qualité et protège du cancer du colon,
  • elle participe à la digestion car les bactéries possèdent elles aussi beaucoup d’enzymes.

 

Différentes bactéries colonisent notre colon, la flore de fermentation au niveau du colon droit transforme les hydrates de carbone, et la flore de putréfaction au niveau du colon gauche transforme les protéines. L’équilibre entre ces 2 flores s’appelle la symbiose intestinale, un déséquilibre peut entraîner une dysbiose.

 

Le cas du nouveau né

Au moment de la naissance, le tube digestif du nouveau né est stérile, il se colonise lors de l’accouchement avec la flore du vagin, du colon, du rectum de la maman. On comprend vite que si la maman possède une bonne flore, le nouveau-né en bénéficiera. Il est facile en revanche de comprendre que l’accouchement par césarienne va ralentir l’installation d’une flore intestinale correcte, bouleversant ainsi le système digestif et immunitaire du jeune enfant .Notons également que le bébé colonise son tube digestif avec les bactéries présentes dans la salle d’opération dans ce cas. Même une toilette intime antiseptique avant l’accouchement aura les mêmes répercussions sur la future flore du bébé.

 

Ses propres bactéries bénéfiques vont essayer malgré tout de se développer mais sans grand succès, entraînant une augmentation du volume de l’intestin et les troubles digestifs du nouveau-né (bien connus des mamans et bien souvent accompagnés d’une baisse immunitaire avec apparition d’infections à répétition).

 

Il apparaît donc essentiel de supplémenter la maman en fin de grossesse et pendant l’allaitement avec des probiotiques pour permettre au futur bébé d’acquérir suffisamment tôt une flore intestinale de qualité. De même, il faut donner des probiotiques au bébé en les déposant sur le mamelon lors de la tétée.

 

Le tube digestif du nouveau né est poreux, hyper-perméable, car les jonctions serrées entre les cellules ne sont pas fermées, et il faudra attendre au moins l’âge de 6 mois pour qu’elles se ferment. Il ne faut donc pas diversifier l’alimentation avant l’âge de 6 mois et privilégier l’alimentation au sein. En effet si des protéines « étrangères » passent cette barrière, elles peuvent provoquer des réactions allergiques avec formation d’anticorps spécifiques, faisant le lit éventuellement des futures maladies auto-immunes. On peut se poser la question de la vaccination avant l’âge de 6 mois, soit l’âge moyen de la maturation intestinale et immunitaire correcte du bébé. On peut donc penser que tout vient des premiers mois de la vie, mais cette voie n’est pas encore totalement explorée.

 

 

2) la muqueuse intestinale

C’est un immense filtre qui représente la seule barrière qui sépare notre milieu intérieur du milieu extérieur.

 

Son rôle :

  • laisser passer les nutriments (vitamines, minéraux, acides aminés, acides gras…)
  • rôle de barrière vis à vis de substances potentiellement toxiques : parasites, virus, bactéries, aliments incomplètement digérés…

 

Elle est aidée dans cette tâche par la flore intestinale et le système de défense immunitaire.

 

La muqueuse intestinale est constituée d’une membrane très finement plissée : les villosités et microvillosités (bordure en brosse) Sa surface représente 400 à 600m2 (un court de tennis), cela nous donne une idée de sa capacité d’absorption. C’est un épithélium constitué d’une seule couche de cellules de différents types : les entérocytes (les plus nombreux, intestin grêle), les colonocytes (colon), les cellules à mucus, et les cellules immunitaires : les lymphocytes.

 

Les cellules intestinales ou entérocytes sont soudées les unes aux autres par des structures appelées jonctions serrées. A l’état physiologique, la muqueuse n’est pas parfaitement étanche, elle laisse passer des molécules de petite taille (minéraux nutriments essentiels à notre quotidien), mais s’oppose au passage de micro-organismes, macromolécules et composés toxiques.

 

 

3) le système immunitaire intestinal (SII)

Le système immunitaire de l’intestin est le plus important de l’organisme de par la quantité de cellules immunitaires (lymphocytes, macrophages) déployées le long de la muqueuse (70%).

 

Le SII doit reconnaître les molécules du soi (c’est à dire celles provenant des cellules de l’organisme) et les molécules du non soi qui sont les molécules étrangères à l’organisme. Il doit différencier les structures inoffensives, voire utiles, et qui sont tolérées par l’organisme – aliments, bactéries amies de la flore – de celles contre lesquelles il doit se défendre. Et c’est cette fonction de tolérance qui va éviter le développement des hypersensibilités alimentaires et d’un certain nombre de pathologies.

 

Les cellules immunitaires synthétisent des anticorps, notamment les Immunoglobulines A (IgA) chargées de défendre l’organisme contre les germes pathogènes ou opportunistes. On retrouve les IgA au niveau des muqueuses oropharyngées, digestives, respiratoires et urogénitales, elles sont chargées de leur protection et du contrôle de la prolifération de bactéries nocives. En clair les IgA améliorent les défenses de l’organisme. En assurant la défense de l’organisme face aux agents nocifs et en favorisant la tolérance des aliments, le SII participe à l’équilibre de l’écosystème intestinal.

 

Remarque :
Rappelons ici que la première ligne de défense est constituée par le milieu acide de l’estomac grâce auquel, nombre de bactéries pathogènes sont détruites.

 

II – Déséquilibre de l’écosystème intestinal

L’équilibre de cet écosystème intestinal est fragile, de nombreuses causes peuvent entraver le bon déroulement de la digestion et entraîner une dysbiose et une hyperperméabilité intestinale.

 

1) Un déséquilibre de la flore ou dysbiose :

La dysbiose s’installe par excès ou par manque de bactéries. Nous possédons différents types de flore dont les plus importantes se situent au niveau du colon, il s’agit de la flore de fermentation et de la flore de putréfaction.

 

• La flore de fermentation se nourrit de fibres et métabolise les hydrates de carbone (glucides). Elle se situe au niveau du colon ascendant (droit) et produit des gaz inodores type CO2 et H2.
• La flore de putréfaction métabolise les protéines, elle se situe au niveau du colon descendant (gauche) avec production de gaz odorant type ammoniac, indole, scatol ou sulfure d’hydrogène : substances toxiques qui vont encrasser le foie. Celui-ci possède une capacité certaine de détoxification évidemment, mais nous aborderons ultérieurement les conséquences du dépassement de ses capacités.

 

Notre alimentation influence particulièrement la flore. Tout excès de sucre ou manque de fibres agit sur la flore de fermentation, l’excès de viandes, sur la flore de putréfaction. L’alimentation moderne trop riche en sucres et en protéines animales perturbe donc notre flore. D’autre part en cas de mastication insuffisante, ou bien de sécrétions enzymatiques insuffisantes, des aliments partiellement digérés arrivent dans le colon entraînant fermentation et putréfaction en excès.

 

Au problème alimentaire s’ajoute le problème des médicaments, les antibiotiques détruisent notre flore saprophyte, il est donc important de les utiliser à bon escient et de faire suivre la prise d’antibiotiques par des probiotiques.

 

 

2) L’hyperperméabilité intestinale

La fermeture des jonctions serrées (comme nous l’avons vu précédemment) assure l’intégrité de la muqueuse intestinale. Rien de plus facile que de rompre cette étanchéité. Médicaments, aliments industriels, flore déséquilibrée, régime alimentaire pauvre, inflammation de l’organisme retentissant sur la muqueuse intestinale, rayonnements ionisants, toxiques environnementaux, haro sur la muqueuse !

 

Ce phénomène est appelé leaky gut syndrome ou hyperperméabilité intestinale.

 

L’intestin devient alors une véritable « passoire », il laisse passer un grand nombre de substances éliminées en temps normal : des fragments d’aliments incomplètement dégradés, des toxines bactériennes, des champignons (candida) qui vont se retrouver dans la circulation sanguine, ce qui entraîne une guerre sans merci et met l’organisme en situation d’inflammation chronique. Ceci entraîne la consommation du stock d’antioxydants. Ces antioxydants seront alors moins disponibles ailleurs, par exemple : le cholestérol s’oxydera et se déposera dans les artères sous forme d’athérome.

 

Différents facteurs permettent la libération de zonuline, molécule récemment mise en cause dans les « écartements » des jonctions serrées :

 

Le stress : action à différents niveaux

 

— Au niveau de la muqueuse : des stress répétés (séparation, deuil, surmenage, agressions diverses, harcèlement, l’école pour l’enfant, la crèche pour le bébé…) entraînent la libération d’adrénaline et noradrénaline responsable d’une vasoconstriction, avec un débit sanguin augmenté au niveau du cerveau et du cœur au détriment de l’intestin. Au relâchement, on observe une redistribution intense du flux sanguin, au niveau des organes digestifs notamment, provoquant une ischémie dite de reperfusion.

 

— Au niveau de la flore :comme nous l’avons vu précédemment, lors d’un stress, l’énergie utilisée pour les organes nobles (cerveau et cœur) fait défaut pour la sécrétion d’enzymes digestives donc les aliments sont moins bien dégradés.

 

Sport intensif

On a observé chez les marathoniens des troubles digestifs à type de diarrhée. Au moment de l’effort, le sang quitte les organes pour se concentrer au niveau des muscles. A l’arrêt de l’effort, on observe une redistribution vers les organes et en particulier vers la muqueuse intestinale, provoquant une ischémie – reperfusion. Celle-ci perfusée à outrance devient extrêmement poreuse. De plus elle laisse passer les radicaux libres formés au cours de l’ischémie.

 

Un déficit en IgA suite à des infections fréquentes bactériennes, virales,
parasitaires, mycosiques.

 

La prise de médicaments, principalement les antibiotiques et les anti-
inflammatoires.

 

Une alimentation moderne mal adaptée : aliments hautement transformés,
raffinés, à index glycémique élevé, riches en acides gras saturés, acides gras trans, excès de produits laitiers de vache, excès de gluten, excès de viande.

 

La malnutrition, la dénutrition en particulier protéique chez la personne âgée, le
jeûne prolongé (atrophie des entérocytes) entraînant un déficit en glutamine, facteur de survie des entérocytes, ainsi qu’en butyrate ayant le même rôle que la glutamine mais au niveau des cellules du colon.

 

Des insuffisances gastriques (trop ou pas assez d’acide dans l’estomac).

 

L’hypoxie d’altitude.

 

Les gliadines : protéines allergisantes du gluten impliquées dans la maladie cœliaque, cette allergie touche les personnes familialement prédisposées. Aujourd’hui on estime qu’elle toucherait 1 personne sur 100 à des degrés divers !

 

Chimiothérapies

Une hyperperméabilité intestinale est souvent accompagnée d’un dysfonctionnement des entérocytes avec un syndrome inflammatoire et production de radicaux libres.

 

III- Conséquences du déséquilibre de l’écosystème intestinal

1 – Conséquences de la la dysbiose

La dysbiose est une vraie maladie du microbiote : divers micro-organismes prolifèrent et acquièrent une virulence qui perturbe la santé. Ce dysmicrobisme peut entraîner un développement excessif de bactéries nuisibles ou de levures (candida).

 

Elle est à l’origine de troubles digestifs :

  • syndrome du colon irritable, ballonnements, rots, constipation, diarrhée, spasmes, colites, mauvaise haleine (expiration des gaz intestinaux volatils),
  • candidose digestive, vaginale

 

Elle entraîne une diminution de la synthèse de vitamines du groupe B, de vitamine K, d’enzymes digestives. Le rôle de la flore sur l’immunité fait que son altération compromet nos défenses générales et favorise certaines allergies.

 

 

2 – Conséquences de l’hyperperméabilité intestinale :

Un grand nombre de réactions allergiques et/ou inflammatoires :

 

– Allergies et Intolérances

– la première conséquence est l’allergie alimentaire (présence d’IgE spécifiques). Les allergies correspondent à des réactions exacerbées de défense de l’organisme contre des substances habituellement bien tolérées. S’il y a perméabilité intestinale, ces substances vont franchir la membrane et se comporter comme des agresseurs, entraînant :

– dermatite atopique, eczéma,
– urticaire,
– asthme,
– rhinite,
– conjonctivite.

 

Aliments le plus souvent incriminés : lait de vache, œuf, poissons, arachide, noix, céréales, fruits (fraise, melon, kiwi…), légumes…

 

Intolérances alimentaires : elles diffèrent des allergies par l’intervention des Immunoglobulines G (IgG). Elles se manifestent au niveau des muqueuses et entraînent des signes généraux. Les aliments incriminés sont ceux que l’on consomme quotidiennement : produits laitiers, céréales à gluten, kiwi, œufs… Les intolérances sont le reflet d’une insuffisance digestive en enzymes.

 

– Inflammation

La formation de complexes antigène-anticorps phagocytés entraîne la production de molécules pro-inflammatoires qui en excès se répandent via la voie sanguine dans l’ensemble des tissus des différents organes. L’inflammation est une réaction physiologique de l’organisme assurant sa protection, celle-ci doit être aiguë, locale et adaptée. A partir du moment où elle devient chronique, générale, inadaptée ou mal contrôlée, elle aboutit à une situation pathologique. On retrouve ainsi toutes les maladies en « ite » : sinusite, rhinite, arthrite, artérite, colite, conjonctivite, cystite, maladies auto-immunes…

 

– Maladies auto immunes

Sclérose en plaque, thyroïdite d’Hashimoto, Maladie de Basedow, Polyarthrite rhumatoïde, Maladie de Crohn, Rectocolite hémorragique, Lupus érythémateux, Diabète insulino-dépendant de type 1, syndrome de Goujerot-Sjögren, périartérite noueuse, maladie de Behçet, sclérodermie, spondylarthrite ankylosante, maladie de Still, myasthénie…

 

Elles proviennent d’une réaction immunitaire contre une ou plusieurs molécules constituant du soi (organe ou tissu) considérée comme un ennemi (antigène), entraînant une production d’anticorps contre cette molécule-antigène. Les récepteurs présents à la surface des cellules immunitaires, ne reconnaissent pas ou reconnaissent mal ces molécules-antigènes et entrent « en guerre », entraînant à terme une destruction plus ou moins importante de nos propres tissus.

 

– Fatigue par carence en micronutriments

Les fonctions d’absorption perturbées entraînent une mauvaise assimilation des micronutriments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme (vitamines, minéraux, fer, calcium, acides gras essentiels, etc.…). Cette mauvaise assimilation aboutit à des états de fatigue pouvant aller jusqu’à l’anémie – en fait les outils de notre organisme (hormones, enzymes…) manqueront de matériaux de base pour travailler.

 

Il ne suffit donc pas de se supplémenter en vitamines et minéraux, il convient de s’intéresser d’abord et avant tout à l’intégrité de sa muqueuse intestinale pour une assimilation optimale des micronutriments. Le rôle de l’intestin dans les pathologies auto-immunes s’affirme tous les jours, et les maladies auto-immunes progressent toujours dans notre société.

 

 

3 – Surcharge hépatique

La dysbiose et la perméabilité intestinale produisent un excès de toxines, qui sont récupérées par le foie. Ce surcroît de travail ralentit le métabolisme hépatique et donc diminue les sécrétions biliaires, la production d’enzymes, et par voie de conséquence, la digestion est moins efficace.

 

Le foie subissant un surcroît de travail chronique, épuisé, il laisse passer progressivement un grand nombre de déchets métaboliques dans le sang. C’est un « sang pollué » qui va nourrir nos différents tissus et organes. Cette énergie déployée pour la détoxination influence le bon fonctionnement des cellules (réparations, synthèse, régénérations), et induit la production de radicaux libres.

 

Les troubles de la détoxination se manifestent par :

  • des nausées, des céphalées,
  • des myalgies,
  • une intolérance inhabituelle à l’alcool ou au café,
  • une digestion difficile,
  • une sensibilité anormale aux parfums ou odeurs.

 

Face à cette intrusion toxinique, l’organisme va tenter d’éliminer ces substances nocives par d’autres voies d’élimination naturelles, les émonctoires : peau, poumons, reins, intestin. Quand la capacité de la voie d’élimination est dépassée, on assiste au dépôt de ces substances dans les tissus (muscles, articulations, cerveau, vaisseaux…). C’est la théorie « d’encrassage ou intoxination des tissus » défendue par le Docteur Jean Seignalet. Cela entraîne des troubles fonctionnels digestifs, mais aussi des troubles extradigestifs :

 

  • Douleurs ostéo-articulaires, musculaires, tendineuses,
  • Infections à répétition : cystites, infections ORL, pneumopathies, viroses,
  • Troubles du comportement.

 

Une perméabilité intestinale altérée entraîne le passage accru de peptides ou de grosses molécules (de type caséine ou gliadine) dérivées de l’alimentation à travers la muqueuse intestinale, et ceci pourrait être impliqué, parmi d’autres facteurs, dans les anomalies du comportement, schizophrénie, autisme, hyperactivité, de même que :

 

  • Troubles de l’humeur : dépression,
  • Aphtose,
  • Troubles circulatoires,
  • Acné,
  • Obésité.

 

On peut donc voir que le leaky gut syndrome est un responsable insoupçonné ou est en relation avec de nombreuses maladies.

 

 

IV – Les solutions

1) mastiquer le plus longtemps possible

Par exemple : pensez à un grain de maïs, s’il n’est pas mâché, la cellulose n’est pas éclatée, les nutriments contenus ne sont donc pas disponibles, et le grain de maïs est retrouvé intact dans les selles.

Mangez dans le calme.

 

2) La correction alimentaire

La rectification alimentaire est primordiale et passe par la consommation d’aliments sains, c’est-à-dire non pollués et de forte densité nutritionnelle (Cf. fiche aliments santé). Il convient d’éviter les phénomènes de putréfaction et de fermentation intestinale avec quelques règles simples :

 

• Eviter les associations alimentaires néfastes au bon déroulement de la digestion :

Fruits et céréales : ne pas consommer de fruits crus au cours d’un repas contenant des céréales, les fruits crus doivent être pris de préférence entre les repas.
Produits laitiers fermentés et céréales (yaourt, fromage blanc, fromage fermenté) : idem

 

• Diminuer la consommation de protéines glyquées

Ces protéines sont présentes en grand nombre dans notre alimentation moderne, elles ne peuvent pas être digérées car nous ne possédons pas d’enzymes pour les métaboliser. Il s’agit de d’édifices moléculaires associant des protéines et des sucres. Elles sont normalement éliminées dans les selles quand la muqueuse intestinale est en bonne santé, donc quand elle ne les absorbe pas, mais en présence d’une hyperperméabilité intestinale, ces protéines glyquées se retrouvent dans le sang, deviennent des allergènes avec formation d’anticorps, et/ou bien ne sont tout simplement pas éliminées du corps et s’entassent (cerveau, artères…) entraînant des inflammations chroniques.

 

Ces protéines sont formées au cours du chauffage de protéines en présence de glucides (sucre) : c’est la réaction de Maillard. Elles ne sont pas spontanément formées dans l’organisme à l’aide des outils naturels que sont les enzymes spécifiques (dits de glycosylation).

 

Ex : pain (amidon = sucre + gluten = protéine), lait UHT (caséine + lactose), desserts type crèmes brûlées ou flans, et bien d’autres produits brunis par la cuisson (en général à haute température ; biscuits !)

 

• Eviter une grosse consommation de viande,
• Eviter une forte consommation de sucres rapides ou lents,
• Eliminer les acides gras trans (produits transformés,
viennoiseries, riches en huile de palme)
• Eviter les eaux gazeuses (trop alcalines) pendant les repas, qui en augmentant le
pH de l’estomac diminuent l’action des enzymes gastriques,
• De même l’excès ou l’insuffisance d’eau perturbe la digestion,
• Eviter les plats issus de l’industrie agro-alimentaire,
• Combattre tout ce qui allonge le temps de digestion en évitant de mélanger les
protéines entres elles, les glucides entre eux au cours d’un repas,
• Bannir le grignotage en respectant le temps de digestion 3 à 4 h entre les repas.

 

Varier les aliments, choisir des aliments les plus naturels possible, de préférence issus de l’agriculture biologique :

 

– des légumes, des fruits variés, de culture biologique, des aromates, fines
herbes et épices (estragon, basilic, coriandre, origan, sarriette…)
– du poisson, des œufs, de la volaille, de la viande non traités aux
antibiotiques,
– de bonnes huiles riches en acides gras essentiels mais équilibrés en oméga
6, 9 et 3 (olive, colza, noix, chanvre)
– des légumineuses,

 

– des céréales complètes ou semi complètes : quinoa, millet, riz,
sarrasin (donc pauvres en gluten),
– des produits fermentés (choucroute, kéfir, tempeh),
– consommer raisonnablement des laitages, préférer ceux à base de chèvre,
de brebis, ou les remplacer par du « lait » de soja, du tofu, du « lait » d’amandes, de riz, de châtaignes…,
– des fruits secs et des graines oléagineuses,
– de l’eau,
– un verre de vin à chaque repas,
– supprimer certains aliments en cas d’intolérance alimentaire.

 

 

3) Nettoyer les toxines bactériennes et les toxiques intestinaux

• La cannelle de Ceylan (écorce) contribue à la désinfection de l’intestin :
– Poudre et extrait sec sont utilisés pour lutter contre les troubles digestifs accompagnés de crampes gastro-intestinales légères, de ballonnements et flatulences. Activité antibactérienne.
– Huile essentielle de cannelle écorce connue pour ses propriétés antifongiques et anti-infectieuses. La cannelle est déconseillée chez la femme enceinte.

• Huile essentielle d’origan (marjolaine) : activité antibactérienne majeure,
fongicide, antivirale, parasiticide,
• Le charbon végétal activé : adsorbant et absorbant des gaz, des toxines,
• La propolis : aux propriétés anti-bactériennes, anti-virales, anti-oxydantes,
• Extrait de pépins de pamplemousse sous forme de gélules : anti-bactérien, anti-
viral, antimycosique
• La zéolithe activée : ce minéral d’origine volcanique réduit le stress oxydatif et
possède un fort pouvoir chélateur de métaux lourds.

 

 

4) Rétablir l’équilibre du microbiote

– Les probiotiques

Définition :

Un probiotique est un micro-organisme vivant qui, lorsqu’il est consommé en quantité adéquate, produit un bénéfice pour la santé de l’hôte. Les plus connus sont le Bifidus, le Lactobacillus bulgaris (le fameux yaourt bulgare…) et le Streptococcus thermophilus largement utilisés dans les yaourts et les produits fermentés.

Rôles :

  • Ils repoussent les germes grâce à un effet barrière,
  • Ils favorisent la digestion du lactose,
  • Ils améliorent la digestibilité et l’assimilation des nutriments et des minéraux,
  • Ils renforcent le système immunitaire,
  • Ils restaurent l’équilibre de la flore lors des troubles du transit ou dans le cas de certains troubles urinaires ou vaginaux,
  • Ils préviennent les dégâts liés à une antibiothérapie. Si l’antibiothérapie n’est pas à remettre en question lorsqu’elle est justifiée, elle représente néanmoins une attaque terrible pour l’équilibre de la flore.

 

→ Il faut toujours apporter des probiotiques après une antibiothérapie afin de rétablir sa flore !

 

Quelles espèces ?
Les espèces les plus étudiées sont les Lactobacilles dont le rhamnosus, et les Bifidobactéries.

 

Pour corriger les troubles cités précédemment, une alimentation riche en probiotiques ne suffit pas, il conviendra de se supplémenter avec un complément alimentaire adapté apportant un très grand nombre de probiotiques, se fixant et se développant durablement dans l’intestin. Pour être véritablement efficaces, les probiotiques doivent arriver en concentration suffisante dans l’intestin grêle et dans le colon.

 

Les scientifiques ont établi des critères idéaux auxquels doivent répondre les probiotiques et il faudrait s’assurer lorsqu’on achète des probiotiques, en plus de la concentration en bactéries amies, de :

 

  • l’origine humaine pour être bien tolérés,
  • leur résistance à l’acidité gastrique de l’estomac,
  • leur résistance à l’attaque des sels biliaires,
  • l’adhérence à la muqueuse intestinale, 
  • leur production des substances antibiotiques,
  • leur vitalité et leur stabilité dans le temps.

 

De plus, les probiotiques doivent être adaptés à l’âge de la personne, en effet, leurs qualités et fonctionnalités sont espèce-dépendante.

 

La durée de vie in situ des probiotiques n’excédant pas une quinzaine de jours, il faut en consommer régulièrement, à moins d’apporter des FOS, nourriture du probiotique, pour entretenir sa propre flore.

 

– Les prébiotiques

Définition :

Ce sont des ingrédients alimentaires non digestibles qui stimulent de manière sélective au niveau du colon la croissance de nos propres bactéries intestinales et /ou l’activité d’une ou d’un nombre limité de groupes de bactéries susceptibles d’améliorer la physiologie de l’hôte. En clair, ce sont des fibres « nourriture à probiotiques ».

 

Rôle :

  • Ils renforcent l’activité enzymatique et l’équilibre bactérien au niveau intestinal,
  • Ils favorisent la régénération des entérocytes (cellules de l’intestin),
  • Ils améliorent l’absorption de certains minéraux : calcium, magnésium, fer, zinc.
  • Ils diminuent le taux des triglycérides,
  • Ils favorisent la production naturelle de butyrate et de propionate, deux éléments favorisant la prévention du cancer du colon.

 

Quels sont-ils ?
Ce sont des fibres souples non digestibles. A ce jour les plus étudiés sont les fructo-oligo-saccharides (FOS) et l’inuline. Plusieurs végétaux renferment de l’inuline (ail, asperge, poireau, topinambour, banane etc.), mais c’est essentiellement de la racine de chicorée que celle-ci est extraite. L’inuline devient un FOS après hydrolyse.

 

– Les symbiotiques

Ce sont des compléments alimentaires contenant à la fois des probiotiques et des prébiotiques. Le prébiotique permet d’optimiser la puissance d’action du probiotique.

 

 

5) Restaurer l’intégrité de la muqueuse de l’intestin grêle

Un certain nombre de nutriments sont nécessaires : glutamine, oligoéléments, acides aminés, vitamines.

 

– La glutamine : c’est l’aliment privilégié de l’entérocyte et des cellules immunitaires. Cet acide aminé est un des constituants des jonctions serrées, en quelque sorte « le ciment » Son déficit est fréquent, surtout chez les personnes âgées, les végétariens, les personnes qui jeûnent pendant plusieurs jours. Attention, l’exclusion des produits laitiers ou du gluten favorable à l’élimination de l’allergie entretient un apport en glutamine insuffisant.

 

La glutamine favorise la réparation de la muqueuse et participe ainsi à la restauration de la barrière intestinale et par conséquent limite l’excès de perméabilité intestinale. Le dosage est de 500 mg à 1 gramme par jour. Il n’y a apparemment pas de contre indication et la durée du traitement n’est pas limitée dans le temps, 3 à plusieurs mois peuvent être nécessaires à cette dose nutritionnelle. Les cofacteurs indispensables sont le zinc, le béta-carotène, la vitamine B9.

 

– Le n-butyrate : c’est l’équivalent nutritif des cellules du colon qui est produit par une bonne consommation de fibres végétales d’où la nécessité de conseiller des légumes dans l’alimentation ou de conseiller des prébiotiques à base de FOS.

 

 

6) Réduire l’inflammation et l’oxydation

L’alimentation moderne est très inflammatoire (trop de sucre, trop d’acides gras de la série Oméga 6 et saturés, trans, pas assez de fruits et légumes, etc.)

 

  • Le curcuma dont le principe actif essentiel est la curcumine, a fait ses preuves comme anti- inflammatoire et anti-radicalaire,
  • La réglisse (racine) : anti-inflammatoire, antiulcéreuse gastrique, anti-radicalaire,
  • Le jus d’orge, alcalinisant, antioxydant, riche en vitamines notamment de type E et minéraux,
  • Les oméga 3, qui assurent une fluidité membranaire et diminuent les réactions inflammatoires,
  • Les antioxydants permettant de lutter contre les radicaux libres. Ils sont normalement apportés par l’alimentation (fruits, légumes, épices, thé vert), mais en présence d’un phénomène inflammatoire il est conseillé de se supplémenter.

Les cofacteurs d’enzymes antioxydantes : sélénium, zinc, cuivre, manganèse.
Les piégeurs de radicaux libres :
– les vitamines anti-oxydantes C et E naturelles, le Beta carotène,
– les flavonoides, molécules antioxydantes présentes dans le thé, le vin rouge (tanins), les fruits rouges, le raisin (resvératrol), le pin maritime (pycnogénol), le ginkgo.

 

 

7) Aider la digestion, rétablir la fonction hépatique

– Enzymes et sels biliaires

Pour relancer l’activité enzymatique défaillante et ainsi redonner une puissance de digestion, et donc une qualité d’absorption des nutriments, le recours aux enzymes en complémentation est nécessaire (lipase, amylase, protéase). De nos jours, les procédés de conservation détruisent une bonne partie des enzymes. De même, le manque d’aliments frais, une mastication insuffisante, un déficit en acide chlorhydrique (fréquent après 60 ans et/ou si prise de médicaments anti-acide), les pancréatites (alcooliques ou médicamenteuses), les excès alimentaires, les régimes déséquilibrés, mettront les enzymes digestives à mal. Les enzymes se prennent en même temps que le repas, de préférence à la fin car elles doivent absolument se mélanger à la nourriture.

Ces enzymes pour bien fonctionner, nous l’avons vu, nécessitent la présence de co-facteurs et de catalyseurs tels que les vitamines du groupe B, le magnésium, le fer , le zinc, la Vit C que l’on peut trouver par exemple dans la spiruline.

 

– Les plantes : soutien de la digestion et du foie
  • Artichaut (feuille) : cholérétique (stimule la formation de bile, hépatoprotecteur, antioxydant, diurétique)
  • Angélique : antibactérienne, antispasmodique digestif,
  • Le desmodium,
  • Le chardon marie, hépatoprotecteur, antiradicalaire,
  • Le chrysantellum participe à la régénération du tissu hépatique,
  • Una de gato antiradicalaire,
  • L’aloé vera aux propriétés cicatrisantes, anti-inflammatoires, il régule la réaction immunitaire et stabilise la production de mucus,
  • Ginkgo biloba protége l’intestin de l’ischémie-reperfusion,
  • Le lapacho : renforce les défenses immunitaires, il est riche en fer.

 

 

8) L’exercice physique

Rappelons qu’une activité physique telle que 20 minutes de marche vive par jour à la limite de la suée, favorise l’équilibre, la santé et le péristaltisme intestinal.

 

 

V- Conclusion

L’intestin est le siège de nombreux troubles et il est grand temps de ne plus le considérer comme un « simple tube ». De plus en plus d’études établissent un lien entre le « leaky gut syndrome » et la fréquence de maladies auto-immunes et de pathologies chroniques d’origine intestinale.

 

Le maintien de notre capital santé passe donc par un bon équilibre de notre écosystème intestinal et de ce fait, par une alimentation vivante, saine, variée. La prise en charge d’une hyperperméabilité intestinale, n’est pas forcément simple et demande des connaissances solides en micronutrition, nous vous conseillons de ne pas vous aventurer seul dans cette démarche.

 

Dans le cas de trouble important et devant des symptômes digestifs aigus il convient de faire établir un diagnostic par un médecin pour éliminer toute autre cause, la consultation chez un micro nutritionniste est évidemment conseillée (vous éviterez de cette façon une perte de temps, des tâtonnements, et des dépenses superflues en compléments alimentaires).

 

L’intestin est un univers très complexe et n’a pas encore délivré tous ses mécanismes. De nombreuses théories restent à valider. Cet organe majeur intéresse les chercheurs et gageons que d’ici quelques années il n’aura plus de secret pour nous. Espérons qu’ils poursuivent le remarquable travail de synthèse avant-gardiste des Dr Catherine Kousmine, puis Jean Seignalet.

 

 

Bibliographie

Pour réaliser ce dossier nous avons consulté :

– Les cours du Diplôme Inter Universitaire Alimentation Santé et Micronutrition
de l’université de Bourgogne – Dijon
– Les cours de Formation en Médecine Nutritionnelle du Pr. Vincent Castronovo
– Ecosystème intestinal et santé optimale – Docteur Georges Mouton
– L’alimentation ou la 3ème médecine (5ème édition) –Docteur Jean Seignalet

 

Si vous voulez en savoir plus sur l’intestin, nous vous conseillons la lecture des ouvrages suivants :

– L’intestin carrefour de mon destin – Dr Philippe Fiévet (Les chroniques de
l’intestin à paraître en 2010)
– Quand l’intestin dit non – Dr Jacques Médart
– La santé commence par les intestins – Scarlett Weinstein-Loison
– Stop aux brûlures d’estomac – Dr Martine Cotinat
– Santé intégrative N° 3 Mai-Juin 2008 Dossier spécial : Syndrome de l’intestin
irritable, Intestin et « Psy »

 

L’équipe Bio Et Nutrition

Mise en garde

Les informations de ce document ne peuvent en aucun cas être considérées comme un avis médical ou comme des conseils individualisés. En conséquence, nous vous invitons à vous rapprocher de votre médecin ou professionnel de la santé.

 

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