L’éducation nutritionnelle commence très tôt, in utero, dans le ventre de la mère. Ce qu’elle mange dégage des molécules dans le liquide amniotique, le fœtus va les avaler, il commence déjà son éducation au goût.
Le fait que la femme enceinte sache cela, est important car elle peut donner une prédominance de goûts nouveaux : par exemple, utiliser dans les repas les épices (cumin, muscade, curcuma…) et aromates (thym, basilic…).
Tous ces goûts vont nourrir le cerveau de l’enfant, il va s’habituer à avoir des goûts différents. Même chose pour l’allaitement, les molécules vont passer dans le lait maternel et le bébé va s’habituer au plaisir de la variété alimentaire.

► Vers 5-6 mois, on va commencer à diversifier l’alimentationdu bébé, il peut alors « apprendre » un nouvel aliment tous les 5 jours. Apprendre veut dire qu’il peut sécréter de nouvelles enzymes tous les 5 jours (il faut 12 jours à un adulte !).
► De 5-6 mois à 1 an, on peut introduire tous les 5 jours un nouvel aliment, même avec des goûts forts. Plus les goûts sont contrastés, plus l’enfant va avoir une vision large et ouverte du plaisir gustatif.
Plus l’éducation est tôt et enraciné et plus la diversification alimentaire est facile.
► Vers 2-3 ans, il y a la crise du « non », à cette période là, l’enfant va s’accrocher à ce qu’il connaît, ce qui est rassurant pour lui et il refusera le reste.
C’est la néophobie, il n’aime pas les goûts nouveaux.
On connaît les résultats ! Les enfant ne veulent manger que des purées, des pâtes, des bananes, des frites. Ils ne veulent plus manger de légumes, de fruits, variés, tous ce qui
est bon pour la santé !
Il est donc favorable de commencer très tôt l’éducation au goût, pour que sa palette de goûts soit déjà développée quand il arrive à la crise du « non ».
De la naissance à 2 ans, les bases de l’alimentation de l’enfant sont d’une importance insoupçonnée et elles auront des répercussions tout au long de sa vie.
L’enfant doit recevoir chaque jour une ration alimentaire équilibrée en protides, glucides, lipides, minéraux, vitamines, enzymes, fibres et eau. Une bonne synergie entre les différents éléments assurera une bonne santé à l’enfant.
Les protéines
De 0 à 1 an | 1 à 3 ans | Après 3 ans | |
g/kg de poids / j | 2 à 3 g | 1.5 g | 1g |
Les glucides
De 0 à 1 an | 1 à 3 ans | Après 3 ans | |
g/kg de poids / j | 10 g | ± 8 g | 5 g |
Attention aux sucres raffinés !
Les farines blanches, céréales raffinées (riz blancs, pâte blanche…) sucre blanc ou roux, pâtisseries ou gâteaux du commerce… car le raffinage appauvrie l’apport des glucides. Il fait perdre 100% des vitamines, A, E, B2 et fibres, 75% du phosphore, vitamines B1, B3, B6, et 50% du calcium, fer, vitamines B5.
De plus l’excès de céréales raffinées provoque épaississement du sang et de la lymphe. Cela favorise les catarrhes (inflammation et hypersécrétion des muqueuses) au niveau pulmonaire et digestif. Il est décalcifiant, dévitalisant et acidifiant.
Mieux vaut privilégier les céréales demi-complètes ou complètes.
De 0 à 2 an | 2 à 4 ans | Après 4 ans | |
g/kg de poids / j | 1.5 à 2 g | 1.5 g | 1.2 g |

♦
Pour la croissance cérébrale, cela commence in utero. Le cerveau a besoin pour se développer d’oméga 3 (constituants des cellules nerveuses).
Pour cela il faudrait que la femme enceinte prenne des huiles qui combinent des oméga 3, comme l’huile de colza, de noix, de lin dans son alimentation ou mange des poisson gras (plutôt les petits qui sont moins pollués : sardines, maquereaux, harengs, anchois, foie de morue…).
Le deuxième facteur de croissance cérébrale est l’iode, il faudrait conseiller à la femme enceinte des produits riches en algues (pâtes aux algues, algues en paillettes…). Il en est de même pour le petit enfant car le cerveau est mature que vers l’âge de 8 ans.
♦ L’immunité et l’alimentation : le fœtus est dans un milieu stérile dans le ventre de la mère, ensuite il est exposé a des éléments pathogènes, bactéries…
Le système immunitaire de l’enfant est immature. C’est pour cela que l’allaitement maternel est fondamental car dans le lait maternel il y a des anticorps.
Là encore le Zinc contenu dans les protéines est nécessaire pour la fabrication des anticorps. Les cinq 1er mois, il est apporté par le lait puis ensuite il est apporté par les protéines animales, en effet le Zinc présent dans les végétaux est très mal absorbé. L’œuf, le poisson, les viandes blanches sont indispensables au début de la diversification alimentaire pour un apport de Zinc suffisant.
La vitamine D est primordiale aussi dans l’immunité, car elle entre en jeux dans la différenciation des globules blancs pour lutter contre les virus et les bactéries. Cela permet à l’enfant d’éviter d’avoir des infections à répétition.
Quels compléments alimentaires pour les enfants ?
Pour une croissance harmonieuse on peut donner un complément alimentaire généraliste contenant du Zinc, du Calcium, des Omégas 3, de l’iode, des vitamines D et C.
L’huile de foie de morue contient des Omégas 3, de la vitamine D, de l’iode, 3 composants essentiels pour le développement de l’enfant et une bonne immunité. Elle est passée de mode mais on peut donner en capsules désodorisées pour les plus grands et les adolescents.
Pour une croissance harmonieuse on peut donner un complément alimentaire généraliste contenant du Zinc, du Calcium, des Omégas 3, de l’iode, des vitamines D et C.
L’huile de foie de morue contient des Omégas 3, de la vitamine D, de l’iode, 3 composants essentiels pour le développement de l’enfant et une bonne immunité. Elle est passée de mode mais on peut donner en capsules désodorisées pour les plus grands et les adolescents.
Ces compléments alimentaires seront d’autant plus adaptés aux enfants difficiles pour l’alimentation, qui grignotent entre les repas, ce qui coupe l’appétit, lors de régimes déséquilibrés , riches en graisse, sucres et additifs de synthése,lors de régimes amaigrissants restrictifs ou chez les végétariens .
Il est bien évidement important que les enfants et les adolescents aient une ration alimentaire riche en légumes, fruits, protéines animales et végétales (légumineuses), céréales non raffinées, huiles poly insaturées (de première pression à froid : colza, sésame, soja, noix…) et mono insaturées (olive, amande, noisettes, avocat…) mais aussi des aliments comme les algues, les graines germées, le pollen, les germes de blé… pour amener vitamines et oligo-éléments.


Les quantités sont à adapter en fonction de l’âge de l’enfant et de son appétit.
Matin | Midi |
1 bol de flocons d’avoine ou de riz cuit avec du lait d’amande, ou de riz ou soja ou avoine + 1 cuillère à café de purée d’amande + 1 cuillère à café de sucre complet (facultatif) Ou 1 bol de lait d’amande (riz ou avoine) + 1à 2 tartines de pain + beurre ou purée d’amande ou noisette Ou 1 yaourt soja + 1 banane écrasée + 6 amandes et 1 cuillère à café de lin broyé (moulin à café) | 1 petit bol de crudités 1 volaille ou un poisson (50 à 80 g) + des légumes de saisons cuits 1 tranche de pain ou 2 cuillères à soupe de riz ou de pâtes ½ complète, quinoa ou 1 pomme de terre 1 yaourt de soja |
Goûter | Dîner |
Fruits crus (pomme, poire, pêche…)+ 1 yaourt chèvre ou brebis (facultatif) ou 1 banane ou des fruits séchés (figues, pruneaux, raisins…) + oléagineux (amandes, noisettes, noix…) ou chocolat noir ou une tranche de pain + purée d’oléagineux ou 2 carrés de chocolat noir | 1 soupe de légumes ou crudités (selon saison) 1 mélange céréale / légumineuse ou 1 œuf coque ou 1 part de fromage (préférence chèvre ou brebis) avec une portion de légumes de saison cuit. 1 fruit cuit ou 1 pomme crue |
Matin | Midi |
2 tranches de pain (au levain) avec beurre ou purée d’oléagineux (amandes, noisettes…) Ou flocon d’avoine ou de riz cuit + purée d’amande + 1 cuillère à café de sucre complet (facultatif) Coté boisson : lait d’avoine, de riz, de soja, d’amande, de chataigner… un thé roiboos ou infusions peut être aussi proposé. | 1 portion de crudités + 1 cuillère à soupe d’un mélange d’huile d’olive + huile de colza 1 volaille ou 1 poisson (80 à 100g) ou fromage + des légumes cuits à volonté 1 à 2 tranches de pain ou 2 à 3 cuillère à soupe de riz ou pâtes ½ complète, quinoa ou 1 à 2 pomme de terre 1 yaourt soja ou fruits cuits ou 1 pomme crue |
Goûter | Dîner |
Fruits crus (pomme, poire, pêche…) + 1 yaourt chèvre ou brebis (facultatif) ou 1 banane ou des fruits séchés (figues, pruneaux, raisins…) + oléagineux (amandes, noisettes, noix…) ou chocolat noir ou une tranche de pain + purée d’oléagineux ou 2 carrés de chocolat noir | Si l’enfant mange à la cantine, équilibrez son repas du soir 1 bol de crudités avec huile de colza 1 plat de légumineuse – céréales (riz - lentilles, semoule - pois chiches ou haricots rouges – quinoa…) Ou 1 à 2 œufs coques ou 1 poisson gras (sardines à l’huile d’olive, maquereaux, saumon…) 1 yaourt soja ou fruits cuits |
Ne pas mettre à table, des charcuteries, des viennoiseries, des gâteaux, confiseries, sodas ou sirop de fruits. La boisson utilisée est L’EAU.
Et le Bio dans tout cela
Oui , pour plusieurs raisons :
- Evitez les produits chimiques : pesticides dans les fruits et légumes, les antibiotiques et autres dans les produits d’origine animale. Les additifs de toutes sortes ( graisses saturées, sucres, colorants, conservateurs etc.) dans les aliments transformés par l’industrie agro-alimentaire.
- Faites découvrir ou redécouvrir le goût des aliments à vos enfants, variez les produits, céréales, laits végétaux, légumineuses .....
- En privilégiant les produits alimentaires Bio vous participez à la protection de la planète .C’est l’occasion de sensibiliser votre enfant à l’ environnement.
La bio est meilleure pour la santé de vos enfants et la votre !!!!

Françoise Treilhou
Diététicienne DE Naturopathe ( Ecole Cenatho)