Micronutrition

Ajouter des années à la vie et de la vie aux années

Complément alimentaire, complément nutritionnel, micronutrition, nutrithérapie, supplémentation, ces termes reviennent souvent au sommaire des rubriques santé des magazines.

 

Qu’est ce que cela veut dire ?

La micronutrition ou nutrithérapie est une approche, corroborée par de nombreuses études scientifiques, du bien être général par un apport nutritionnel adapté aux besoins. Les micronutriments indispensables au fonctionnement de notre organisme devraient en principe être apportés par l’alimentation. Mais aujourd’hui notre alimentation est « dégénérée » :

  • trop de produits raffinés (tout est blanc : pain, riz, sucre…),
  • riche en calories,
  • à index glycémique élevé,
  • pauvre en micronutriments indispensables à nos cellules.

 

A cette cause essentielle, il faut ajouter une sédentarité généralisée et un stress quasi permanent, qui entraînent une surconsommation de ces fameux micronutriments.

Si les carences sont rares, les subcarences sont légion : elles vont provoquer un réel désordre au niveau physiologique allant d’un simple désagrément à des maladies de civilisation.

 

Les déficiences en micronutriments sont susceptibles d’avoir des répercussions sur la satiété notamment prise de poids inexpliquée, infections à répétition, fatigue persistante, coups de blues, troubles de la digestion.

 

Se soigner par ce que l’on mange ou apprendre à manger autrement :

Le principe, c’est remettre l’alimentation au coeur de nos besoins afin de corriger certaines déficiences nutritionnelles et ceci malgré une pléthore alimentaire.

 

Cessons d’écouter le chant des sirènes de l’industrie agro-alimentaire. Il est grand temps de se rapproprier notre santé, et de mettre en place une rééducation alimentaire accompagnée si besoin d’une complémentation adaptée.

 

 

La prévention nutritionnelle est devenue une nécessité

1. Constats éloquents

En 1994, une étude dénommée SU.VI.MAX (Supplémentation en Vitamines et Minéraux Anti-oxydants) est lancée. Elle constitue à son terme une source d’informations précieuses sur la consommation alimentaire des français et leur état de santé. Les conclusions rendues officiellement au début de l’été 2003 ont démontré l’importance du rôle des antioxydants dans la prévention des cancers.

13017 volontaires entre 1994 et 2002, soit 7886 femmes de 35 à 60 ans et 5141 hommes de 45 à 60 ans ont participé à cette étude. Les volontaires ont été partagés en deux groupes : l’un recevant la pilule SUVIMAX, l’autre une capsule placebo sans aucune substance et ceci tous les jours pendant 8 ans. Le cocktail SUVIMAX correspondait à la prise d’un complément nutritionnel à visée anti-oxydante, sa composition était la suivante :

 

  • Vitamine C : 120 mg
  • Bétacarotène : 6 mg
  • Vitamine E : 30 mg (ce qui correspond à 3 Kg de fruits et légumes par jour)
  • Sélénium : 100μg (que l’on pourrait atteindre en mangeant plus de 10 Kg de fruits et légumes par jour)
  • Zinc : 20 mg

 

SUVIMAX nous montre que 77 % des françaises et 72 % des français ont des apports de magnésium inférieurs aux 2/3 des apports nutritionnels conseillés correspondant à 6 mg par Kg de poids et par jour. Le magnésium est un minéral intervenant dans tous les métabolismes et très sollicité dans la gestion du stress, une pathologie de notre société. Le lien entre la baisse des cancers et le complexe antioxydant est également bien démontré dans SUVIMAX.

De même cette étude démontre que pratiquement :

  • 100 % des français ne reçoivent pas par l’alimentation les quantités recommandées en vitamine E
  • 80 % d’entre eux manquent de zinc et de vitamine B6
  • 60 % de vitamine B1

 

De nombreuses études ont confirmé ce constat en France mais aussi dans le monde entier INCA, ESTIVAL, VAL DE MARNE. Celles-ci révèlent des situations de subcarence en vitamines et oligoéléments. 
Dernièrement, l’étude sur la cuisine des centenaires à Okinawa conforte cette évidence. Le pourcentage de centenaires habitant cet archipel situé au Sud du Japon est le plus élevé au monde. Cette étude met en évidence la faible prévalence d’accidents cardio-vasculaires, de cancers, de diabète, d’ostéoporose, de maladie dégénératives.

 

Les clés de la longévité d’Okinawa, sont la densité nutritionnelle élevée des aliments ainsi que leur faible poids caloriques, la pratique régulière d’une activité physique, et une perception très positive de la vie.

L’OMS dans son rapport rendu public en 2003 confirme des liens étroits entre l’alimentation et l’état de santé de la population. Le corps médical en association avec les autorités nationales compétentes a mis en place un barème des Apports Journaliers Recommandés (AJR). Les AJR représentent les quantités minimum de nutriments nécessaires pour éviter les maladies de carence en vitamines minéraux etc.

 

Le 2ème Programme National Nutrition Santé (PNNS), reconnu priorité de santé publique pour lutter contre ces maladies et les prévenir est reconduit de 2006 à 2010. Le PNNS fait de la lutte contre le surpoids et l’obésité un enjeu majeur de santé publique, avec pour objectif de refonder la politique nutritionnelle en termes de prévention, de dépistage précoce et de prise en charge des troubles nutritionnels, de ciblage sur les populations défavorisées et les personnes précaires.

 

2. Evolution de l’alimentation

Il est intéressant de voir comment l’alimentation a évolué au fil des siècles.

 

L’histoire

Nos ancêtres, de part leur mode de vie nomade, mangeaient chaque jour le produit de leur chasse, de leur pêche et de leur cueillette. Leurs repas se composaient donc de viandes maigres, de gibiers, d’œufs, de fruits, de légumes et de céréales sauvages. Ils prenaient trois fois plus de protéines que nous, la même part de glucides mais sans sucre raffiné, et beaucoup moins de lipides.

 

« Entre 10 000 et 7 000 ans », la sédentarisation, l’agriculture et l’élevage vont introduire dans l’alimentation, les légumineuses, le lait et la cuisson des aliments.

Plus près de nous, nos grands-mères passaient beaucoup de temps à préparer les repas qui se devaient d’être nourrissants, de part les métiers et les conditions souvent difficiles. La viande et le poisson, denrées rares, se consommaient une fois par semaine ; les céréales, le pain, les pommes de terre et les légumineuses agrémentées de lard, faisaient partie du repas quotidien. Même si les glucides avaient la part belle, ils ne contenaient que peu de sucres rapides, et l’alimentation était riche en protéines et en fibres.

 

Les nouveaux comportements

Aujourd’hui, les conditions de vie ont amené un changement radical de nos habitudes alimentaires. Chacun travaille, mène une vie stressante et ne prend plus le temps de se retrouver en famille autour d’un repas équilibré. Dans un souci de gain de temps, l’alimentation moderne s’éloigne de ce que la nourriture est censée nous apporter. L’industrialisation des repas, la culture intensive, avec l’utilisation d’engrais et de pesticides à outrance, le raffinage des matières premières, mettent dans notre assiette des aliments appauvris en fibres, vitamines, minéraux et oligoéléments, d’où la notion d’aliment à calories vides.

 

Ainsi une étude américaine a comparé le régime estimé de l’homme du paléolithique à celui d’un américain d’aujourd’hui.

 

Taux d’énergie Chasseur – Cueilleur Aujourd’hui
Protéine 33 12
Carbohydrate (sucre) 46 46
Graisse 21 42
Polyinsaturase 1,41 0,44
Sodium (en mg) 690 3 400
Potassium (en mg) 11 000 2 400
Ration potassium sur sodium 16/1 0,7/1
Calcium (en mg) 1500 – 2000 740

 

On constate que l’homme moderne consomme 5 fois plus de sel (sodium) et 2 fois plus de graisses que nos ancêtres.

 

D’autre part, les progrès technologiques (lave-linge, voiture, ascenseur), oh ! combien confortables, font que nous brûlons moins de calories que nos grands-parents. Notre ration est passée de 3000 calories à 1750 calories pour une femme, et de 4000 calories à 2250 pour un homme. Avec de tels apports, il devient impossible de recevoir par l’alimentation les apports quotidiens recommandés en micronutriments. C’est cette nouvelle manière de se nourrir, si riche en quantité, mais tellement pauvre en qualité, outre l’excès de sédentarité, qui fait basculer notre équilibre santé vers la maladie : on observe de plus en plus de maladies chroniques chez les plus jeunes, à type d’asthme, eczéma, d’allergie alimentaire. L’obésité est galopante chez l’enfant et les maladies dégénératives (diabète, cancer…), auto immunes (polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn…) touchent de plus en plus d’adultes. Le retour à une alimentation plus saine est donc une priorité absolue pour prévenir ces maladies de civilisation.

Actuellement les français consomment en moyenne : 2 fois moins de pommes de terre qu’il y a 50 ans 2 fois moins de pain qu’il y a 40 ans 7 fois moins de légumes secs qu’il y a 50 ans 2 fois plus de sucre qu’au début du siècle 2 fois plus de viande qu’il y a 50 ans 2 fois plus de fromage qu’il y a 20 ans.

 

 

3. La micronutrition

Historique

Des signes précurseurs

Il y a plus de 4700 ans, les chinois soignaient le goitre avec des algues venues de la mer de Sargasses. La relation entre goitre et carence en iode sera définie plus tard. On se souvient également des récits des équipages décimés par le scorbut et des conseils du Docteur écossais James Lind en 1747. Il démontre que la consommation d’agrumes frais, oranges et citrons, permet de prévenir l’apparition de cette maladie. La vitamine C ne dit pas encore son nom.

En 1886, Christian Ezijkman, bactériologiste hollandais, futur prix Nobel, découvre que quelque chose présent dans les cuticules du riz complet préservent les poulets du béri-béri. Ce quelque chose, c’est la vitamine B1, identifiée bien plus tard.

Au début du XXe siècle, les propriétés sédatives du magnésium sur l’excitabilité cellulaire sont mises à profit par les américains Loeb et Meltzer dans le traitement de la tétanie. En 1937, Hansen révèle l’effet bénéfique de certaines huiles sur l’eczéma des enfants.

 

En Suisse, le Dr Catherine Kousmine étudie l’effet bénéfique des acides gras essentiels dans le traitement de la sclérose en plaques. Elle sera un catalyseur dans la pratique de la nutrithérapie dans l’univers familial, favorisant l’utilisation quotidienne de certaines huiles et de graines broyées.

C’est en 1968, aux Etats-Unis, que le professeur Linus Pauling, double prix Nobel, suite à de nombreux travaux réalisés sur les vitamines et les minéraux crée et définit la notion de médecine orthomoléculaire. Il a fait mondialement connaître l’intérêt de la vitamine C.

 

En France dès les années 80 le Docteur Jean Seignalet constate que l’alimentation moderne est fort éloignée de l’alimentation préhistorique.

II émet l’hypothèse de l’inadaptation digestive aux aliments issus de l’industrialisation alimentaire et met en évidence l’augmentation de la perméabilité intestinale et la relation étroite avec certaines maladies auto immunes, chez les personnes qui ont une prédisposition génétique.

 

Aujourd’hui les relations entre l’alimentation et notre patrimoine génétique commencent à être mieux connues.

 

La nutrigénétique étudie les capacités « génétiques » à digérer, assimiler et métaboliser les aliments.

 

La nutrigénomique étudie l’influence des nutriments sur la modulation de l’expression génétique : Cela veut dire tout simplement, comme l’exprime si bien le Dr Chos (Président de l’ IEDM ) « qu’en fonction de ce que vous mangez, votre patrimoine génétique ne donne pas les mêmes ordres ».

 

Qu’est-ce que la micronutrition

Micronutrition, nutrithérapie, médecine orthomoléculaire sont autant de noms différents pour désigner le même domaine scientifique. Elle est relativement récente en France, alors qu’aux Etats-unis elle est connue depuis 25 ans.

 

Le Docteur Jean Paul Curtay, médecin nutrithérapeute français, la définit comme suit :

 

Les nutriments sont constitués par l’ensemble des composés organiques et minéraux nécessaires à l’organisme. On différencie les nutriments énergétiques : glucides, lipides, protides des nutriments qui régulent le métabolisme, ces micronutriments sont :

  • les oligoéléments (ou éléments trace)
  • les vitamines hydrosolubles et liposolubles
  • les minéraux 
  • les acides aminés essentiels 
  • les acides gras polyinsaturés

 

Les micronutriments agissent au niveau de la cellule afin de lui permettre un fonctionnement biochimique optimal, lui assurer protection contre des agents agressifs et permettre la réparation de ces membranes. Ex : pour qu’une hormone rentre dans une cellule, elle a besoin de catalyseurs comme le sélénium, zinc, etc.

 

Les micronutriments essentiels ne peuvent pas être fabriqués par l’organisme et doivent impérativement être apportés par l’alimentation en quantité suffisante et sous forme assimilable.

 

Pour résister aux agressions de la vie moderne, tel le stress, la fatigue, le vieillissement précoce, bref pour fonctionner de façon optimale, notre organisme utilise une grande quantité de nutriments. Les carences partielles en certains micronutriments essentiels sont à l’origine de nombreux troubles fonctionnels. Parmi les plus fréquentes, on retrouve le fer, l’iode, magnésium, vitamine C, vitamines du groupe B, le zinc, acides gras essentiels.

 

Les carences micronutritionnelles

Elles sont liées :

1- A des carences d’apport ou d’assimilation

Baisse de la ration calorique par la faible densité nutritionnelle des aliments (cf. article sur les aliments santé) due ; au raffinage du riz, de la farine du sucre, à la récolte avant maturité, au stockage, à l’épuisement des sols, entraînant un appauvrissement des aliments en minéraux et substances vitales.

 

Cuisson à haute température

Celle ci altère les nutriments, entraîne une chute des vitamines et l’apparition de molécules toxiques (amines cancérigènes, réaction de Maillard).

 

Produits enrichis en additifs chimiques tels les conservateurs, colorants, engrais, pesticides.

  • Excès de consommation de sucre rapide, de graisse animale, de sel
  • Insuffisance de consommation de fruits et légumes

 

2 – A une augmentation des besoins nutritionnels au cours de notre vie
  • activité sportive intense,
  • stress, absorption de toxiques, pollution, variations climatiques,
  • déséquilibres alimentaires par régimes successifs et restrictifs, caprices alimentaires, abus d’alcool
  • désordre d’ordre digestif
  • croissance chez l’enfant et l’adolescent,
  • grossesse et allaitement chez la femme
  • avancement en âge
  • prise de médicaments (contraceptifs oraux)

 

3 – A des excès d’élimination
  • le stress sous toutes ses formes entraîne une consommation et une élimination accrue d’oligoéléments
  • un déséquilibre acido basique, en faveur d’acidification favorise à la longue une déminéralisation
  • la prise de diurétiques à long terme

 

4 – A l’inactivation ou chélation chimique

Ainsi les molécules polluantes diverses (métaux lourds, pollutions diverses pesticides engrais) piègent certains micronutriments et les rendent indisponibles au bon fonctionnement de l’organisme.

 

5 – A la compétition entre différents minéraux

L’apport excessif d’un élément perturbe l’assimilation d’un autre élément. Ex : un excès de calcium empêche l’assimilation du magnésium.

 

6 -A l’hyperperméabilité intestinale ou leaky gut syndrome

Le Docteur Vincent Castronovo (Directeur du Centre de Cancérologie Expérimentale de Liège et Professeur de Biologie à la Faculté de Médecine de Liège) résume bien l’importance de la fonction digestive : « nous ne sommes pas ce que nous mangeons, nous sommes ce que nous digérons. »

 

Notre tube digestif héberge environ 100 000 milliards de bactéries, c’est à dire 10 fois plus de cellules que dans tout l’organisme. Les plus connus sont les bactéries lactiques et les bifidobactéries, elles ont pour mission :

  • de permettre une meilleure digestion et une assimilation des nutriments
  • elles participent à la synthèse de certaines vitamines du groupe B et de la vit. K
  • de repousser les germes grâce à un effet barrière
  • de renforcer le système immunitaire

 

La flore intestinale, dans certaines situations (antibiothérapie, stress, alimentation inadaptée, intolérance ou allergie) peut se déséquilibrer et perdre ses propriétés.

Cette perturbation de l’écosystème intestinal a pour conséquences d’agresser la muqueuse de l’intestin et de provoquer une augmentation de la perméabilité intestinale.

 

Pour de nombreux scientifiques : le « leaky gut syndrome » est probablement la cause méconnue principale de la majorité des maladies chroniques.

 

Cette hyperperméabilité intestinale ou Leaky gut Syndrome va permettre le passage de substances indésirables dans l’organisme (toxines protéines, débris microbiens), la mise en place progressive d’un terrain propice à l’éclosion des maladies de civilisation, l’induction de perturbations à distance (acné, infections chroniques, troubles articulaires, troubles du comportement) et l’inhibition de l’assimilation des nutriments.

 

Les probiotiques et les prébiotiques tiennent désormais une place de choix dans la prévention santé.

 

 

Conséquences des carences micronutritionnelles :

Le vieillissement cellulaire ou stress oxydatif

La pollution, l’alcool, le tabac, les médicaments, les infections, les inflammations chroniques amènent une production de radicaux libres dans l’organisme. Ces agents oxydants utiles pour nous défendre, notamment contre les bactéries, restent agressifs et leur excès va exiger l’intervention d’enzymes antiradicalaires et surtout de piégeurs de radicaux libres : les agents anti oxydants.

Une carence en CoEq10 par exemple entraine une augmentation de radicaux libres dans les mitochondries. Ainsi la prévention contre les cancers et maladies cardiovasculaires n’est plus assurée lorsqu’il existe une carence en micronutriments protégeant des dommages oxydatifs.

 

Une fluidité membranaire non optimale

Les membranes sont essentiellement constituées d’acides gras qui vont permettre, non seulement l’échange cellulaire, mais aussi la régulation de l’inflammation, de l’immunité, de l’allergie et de la coagulation.

Ce bon fonctionnement des cellules dépend de la fluidité membranaire qui est elle-même sous l’influence du pourcentage et de la nature des acides gras insaturés. Dès lors on peut imaginer les conséquences d’une carence en AGPI sur le développement du cerveau, les maladies inflammatoires, métaboliques ou cardiovasculaires.

 

Le dysfonctionnement cérébral

Les différentes fonctions que doit remplir quotidiennement notre cerveau sont sous l’influence de notre alimentation, les protéines animales vont fournir la tyrosine et le tryptophane, deux acides aminés nécessaires à la fabrication des catécholamines (dopamine, noradrénaline et sérotonine) qui régulent, l’humeur, le sommeil et qui équilibrent le système nerveux.

Les aliments vont également fournir au cerveau les acides gras essentiels, les vitamines, les minéraux et les oligoéléments (magnésium, fer, cuivre, vitamines du groupe B, etc.) nécessaires au fonctionnement des cellules.

On se rend bien compte que ces fonctions dépendantes les unes des autres, restent sous l’influence directe de notre assiette.

Si tout équilibre nutritionnel et micronutritionnel signe une bonne santé, tout déséquilibre va aller dans le sens de la maladie aigue ou chronique (diabète, maladies cardio-vasculaire)

L’apport de micronutriments sous forme de compléments nutritionnels devient une nécessité, selon :

- les besoins (terrain, habitudes alimentaires, tolérances),
- l’état physiologique (âge, surmenage, performance, croissance, grossesse…),
- l’environnement (facteurs psycho-affectifs, génétiques…)
- et le choix de ces compléments nutritionnels est primordial car l’objectif de la micronutrition, est de rétablir l’équilibre des fonctions physiologiques.

 

C’est une science qui s’emploie :

  • à optimiser les fonctions de la personne bien portante (énergie, mémoire, fertilité)
  • à renforcer sa résistance aux agressions (virus, bactéries stress, pollution…)
  • à prolonger sa durée de vie en bonne santé
  • à prévenir les maladies aiguës, chroniques et psychiques
  • à prolonger la durée de vie et enfin à prévenir et à traiter les maladies.

 

Nos gènes agissent en interaction avec notre environnement pour garder notre organisme en bonne santé ou développer une maladie.

Parmi les facteurs les plus influents l’alimentation est l’un des plus importants et celui sur lequel l’intervention reste facile et parfois spectaculaire.

 

 

4. Le complément nutritionnel

Critères de choix : certaines situations de la vie quotidienne nécessitent une supplémentation nutritionnelle, mais pas n’importe laquelle. Devant la très grande diversité des compléments alimentaires et une qualité très inégale, le choix pour le consommateur est difficile. On peut donc mettre en avant quelques règles quant à la qualité du complément nutritionnel.

 

Sa composition doit suivre les formulations scientifiquement équilibrées selon les travaux les plus récents, apportant les éléments les plus courants, vitamines, oligo-éléments, acides aminés, acides gras, probiotiques, extraits de plantes, enzymes, phytonutriments (phytooestrogènes, phytostérols, polycosanols).

 

Synergie d’action de divers composants :

augmentation de la biodisponibilité grâce à des procédés de fabrication, chélation, forme ionique.

 

Qualité et la sécurité des ingrédients :

Elle passe par des ingrédients d’origine naturelle, les plus sains et les plus purs possibles : sans OGM, plantes biologiques ou sauvages, non irradiées, huiles vierges première pression à froid, oméga 3 extraits de poissons gras non pollués, vitamine E (toujours naturelle…). Les différentes étapes de la fabrication doivent être parfaitement maîtrisées, de même que l’origine et la traçabilité des matières premières.

 

Mise en garde

Le complément alimentaire n’est pas destiné à soigner les maladies, son rôle est avant tout de rééquilibrer le statut nutritionnel. C’est une aide mais il ne remplace pas un médicament

 

  • Evitez l’ingestion massive et durable de compléments nutritionnels.
  • Avertissez votre médecin quand vous prenez un complément nutritionnel, ce dernier peut interagir avec votre traitement.
  • Ne faites jamais de diagnostic vous même et n’interrompez pas votre traitement seul, consulter votre médecin.
  • Pour choisir un produit adéquat ; l’idéal est de prendre conseil auprès d’un professionnel, soit un médecin ou un pharmacien, soit votre conseiller en diététique.

 

Il s’agit d’un produit destiné à être ingéré en complément d’une alimentation courante, afin de palier une insuffisance réelle ou supposée. Un complément nutritionnel ne guérit pas mais aide à combler les carences alimentaires, et ainsi, améliorer les performances de l’organisme.

 

 

5. En définitif

« Que ton aliment soit ton premier médicament » disait Hippocrate.

Quelques siècles plus tard, la micronutrition pose un « nouveau » regard sur la relation Alimentation – Santé. Cette nouvelle discipline de terrain qui tient compte de la globalité de l’individu, qui agit en profondeur au niveau cellulaire et qui rassemble à travers le monde entier des scientifiques, démontre que notre organisme est sous l’influence dominante des facteurs de l’environnement dont l’alimentation se taille la part du lion.

L’aliment, on le voit, est au centre de la micronutrition car il représente l’énergie moléculaire, le carburant, qui va permettre d’assurer la vie de la cellule, des tissus, des organes, et par la même, l’équilibre de notre santé et même si notre patrimoine génétique joue un rôle dans la survenue de nos maladies, il n’est pas le seul responsable.

 

« Ajouter de la vie aux années plutôt que des années à la vie » passe par une prise de conscience collective. La nutrition et l’hygiène de vie générale constituent des facteurs de protection bien trop sous-estimés. »

 

 

L’équipe Bio et Nutrition

 

Bibliographie

- Nutrithérapie : bases scientifiques et pratique médicale – Docteur Jean-Paul Curtay

- Tous les bienfaits de la micronutrition- Docteur Didier Chos
- La nutrithérapie – Professeur Michel Massol
- Que mangerons-nous demain ? – Christian Rémesy
- L’alimentation ou la troisième médecine – Docteur Jean Seignalet