Les régimes amaigrissants

On vous promet de perdre vite, sans effort et durablement, vos kilos superflus ? Bravo !

Pourtant la prise pondérale s’est, dans la grande majorité des cas, installée de façon lente, insidieuse, sur des années. Sa régression ne peut être que lente pour être durable et bien supportée. De plus, seul l’apprentissage de nouvelles habitudes de vie peut garantir la stabilisation du poids dans le temps.

 

Chaque personne est différente, ce qui convient à l’une ne convient pas toujours à l’autre. Les contextes et les habitudes alimentaires varient, eux aussi, du tout au tout ; et l’on ne peut édicter les mêmes règles pour celles et ceux qui respectent toute l’année une saine diététique et celle et ceux qui, en dehors des périodes de régimes, mangent n’importe quoi. Pour les seconds, les restrictions alimentaires sévères provoquent toujours une reprise de poids lors du retour à une alimentation normale.

 

Il ne faut pas non plus confondre un léger excès de graisses parfaitement naturel durant l’hiver, et l’accumulation pathologique de graisse due à l’alimentation industrielle.

Tout cela ne se traite pas de la même manière !

 

Il n’y a pas de recette miracle : parmi les régimes les plus connus, peu atteignent le but recherché. Pire certains mettent en danger votre santé.

 

Les régimes amaigrissants :

- Les régimes hypocalorique :

Ils sont l’une des formes les plus anciennes de régimes. Leur fondement est simple : pour obtenir une perte pondérale rapide, une restriction sévère est prescrite (jusqu’à 600 kcal/jour au lieu de 1700 pour les femmes et 2200 pour les hommes). La perte de poids est certes rapide jusqu’à 10kg/mois mais ils sont reconnus aujourd’hui comme dangereux.

Outre la fatigue intense, il expose à un syndrome dépressif parfois sévère avec déficit en magnésium, calcium, vitamines du groupe B, déjà souvent présent chez les personnes en surpoids.

 

- Les régimes hyperprotéinés :

Basés sur le constat que la digestion de 100 calories de protéines demande à l’organisme d’en dépenser 18 à 25, alors qu’à apports égaux il n’en dépense que de 4 à 7 pour les glucides et de 2 à 4 pour les lipides, ce type de régime procure un amaigrissement rapide… mais temporaire car 2 à 4 ans plus tard, plus de 90% des personnes présentent un poids supérieur d’au moins 2 à 3 kg à celui du départ ! (quand ce n’est pas beaucoup plus !)

 

Ces régimes nécessitent une importante complémentation en vitamines et minéraux, ce sont des régimes acidifiants qui aggravent un terrain déjà souvent trop acide…

 

Au bout de 2 semaines de diète, différents symptômes surviennent : irritabilité, difficulté à dormir, constipation, envie d’aliments sucrés, une tendance au grignotage.

Cela dénote souvent un manque de sérotonine, qui a une action sur les troubles de l’humeur et sur la régulation de l’appétit (notion de satiété).

 

Il est important de savoir que les régimes hypocaloriques (le régime hyperprotéiné est hypocalorique) en dessous de 1200 kcal n’apportent pas suffisamment de tryptophane pour satisfaire à la fabrication de la sérotonine indispensable pour résister à la tentation du grignotage.

 

Dans les régimes hyperprotéinés, le tryptophane (qui est un acide aminé présent en petite quantité dans les aliments protéinés : viandes, poissons, produits laitiers, légumineuses, céréales) a des compétiteurs qui l’empêchent s’ils sont trop nombreux de pénétrer dans le cerveau pour induire la formation de la sérotonine.

Il s’agit d’autres acides aminés, présents dans les protéines animales apportés en grande quantité dans ce type de régime.

Si le tryptophane ne peut entrer dans le cerveau en quantité suffisante cela entraînera une baisse de la sérotonine et tous les effets secondaires déjà cités.

 

Une des principales critiques formulées envers les diètes protéinées est que celles-ci se situent aux antipodes de la notion d’équilibre et d’éducation alimentaire.

Ces résultats spectaculaires sont très souvent, voire toujours, suivis d’un phénomène de rebond de même envergure, car on ne traite que le poids et non la cause : « chassez le naturel, il revient au galop ».

Il faut obligatoirement une rééducation, que ne peut apporter une diète protéinée avec son déséquilibre alimentaire et l’aspect passif du patient qui oublie la phase de réflexion, pourtant obligatoire, sur son comportement initial. Il s’en remet au seul « miracle » du régime hyperprotéiné.

De plus, le régime étant strict au début, le retour à une alimentation plus large est difficile : la moindre augmentation d’apport calorique risque de ramener le patient au poids initial au bout de quelques mois. Ceci l’encourageant à faire une autre diète, la première ayant bien fonctionné (d’où le phénomène yoyo ou alternance amaigrissement et reprise de poids). Plus le régime est restrictif, plus ce phénomène semble s’accentuer.

 

Avec ce régime hypocalorique, l’organisme met rapidement en place des systèmes d’adaptation qui lui permettent de s’habituer à se suffire de peu ; il dépense de moins en moins et a donc aussi besoin de moins en moins de calories. L’importance de la restriction et de la frustration aboutit toujours à un phénomène de rebond, le « gène économe » s’obstinant à vouloir reconstituer ses graisses de réserves.

De plus, la perte de poids étant rapide, le cerveau n’a pas le temps d’enregistrer le nouveau schéma corporel, ni son poids. Il va donc essayer par tous les moyens de récupérer le poids initialement enregistré, d’où l’importance de perdre du poids progressivement et lentement pour que le cerveau puisse s’approprier son nouveau schéma corporel et que la perte de poids soit durable.

 

Faut- il pour autant rejeter la diète hyperprotéinée ?

Non, mais elle doit être prescrite au cas par cas.

Cette diète (qui doit être très courte, 5 à 10 jours) peut servir à déclencher la phase d’amaigrissement chez les personnes qui ont tout essayé et qui sont désemparées.

A l’origine ce régime est issu du milieu médical pour les personnes obèses ou présentant un surpoids associé à des problèmes de santé tels que : diabète, apnée du sommeil, hypertension artérielle, et non pour perdre quelques kilos. La perte de poids est rapide et doit les inciter à mettre en place la nutrition minceur.

 

Contre-indication de la diète hyperprotéinée : insuffisance rénale, hépatique, insuffisance cardiaque sévère, excès d’acide urique, ou troubles du comportement, femme enceinte ou qui allaite, l’enfant et l’adolescent.

 

Autre utilisation des préparations hyperprotéinées :

Elles peuvent être utilisées chez les personnes âgées, les végétariens qui consomment peu de protéines, ou ponctuellement pour un repas sur le pouce lorsque le temps manque.

Préférer les préparations sans produits laitiers, à base de légumineuses (soja, pois, etc) et sans aspartame de préférence.

 

DE NOUVELLE HABITUDES ALIMENTAIRES SONT INDISPENSABLES !!!

SOYEZ ACTEUR DE VOTRE SANTE !

 

Voici quelques conseils généraux valables pour tous

 

Côté lipides : les bonnes et mauvaises graisses.

Ne supprimez surtout pas toutes les graisses ! Faites la chasse aux graisses saturées : graisses animales (sauf poisson), graisses lactiques (beurre, fromages, laitages, …), graisses cuites (fritures, mais aussi lipide des croissants, biscuits, …), et les acides gras trans (crées par l’hydrogénation des huiles qui permet de passer d’une formule liquide à une formule solide de margarine, l’huile de palme, de coprah ou du coco étant par exemple souvent utilisées ainsi). L’organisme ne connaît pas ces molécules et est incapable de les métaboliser.

 

En revanche consommez absolument du poisson 3 fois par semaine (plutôt des poissons gras riche en oméga 3 : sardine, maquereau, saumon, flétan, hareng, anchois, …) et utilisez chaque jour 2 cuillères à soupe d’huile de colza, huile de noix, vierges 1ière pression à froid (ces huiles se conservent au réfrigérateur).

 

Côté glucides (ou sucre) :

En nutrition ce qui est essentiel c’est la rapidité avec laquelle un sucre pénètre dans le sang. En effet si son absorption est très rapide, alors notre pancréas va sécréter beaucoup d’insuline afin d’éviter une hyperglycémie qui est mauvaise pour la santé. L’insuline est l’hormone chargée de réguler le taux de sucre sanguin. C’est elle qui permet au glucose de rentrer dans nos cellules et d’être stocké sous forme de triglycérides dans nos cellules graisseuses. En pratique c’est donc l’insuline qui nous fait grossir.

Toute personne en surpoids doit tenter de limiter sa sécrétion d’insuline.

Les glucides doivent provenir en priorité des fruits, légumes, légumineuses, tubercules, et oléagineux.

 

Pour cela on va utiliser l’index glycémique des aliments (IG).

L’IG d’un aliment renseigne sur l’élévation du taux de glucose sanguin (glycémie) induite par cet aliment. L’indice de référence est le glucose avec un IG de 100. Par exemple, l’IG du pain blanc est de 70, c’est-à-dire qu’il équivaut à 70% de celui du glucose pur.

Les aliments dont l’IG est élevé (>50) font grimper brutalement la glycémie. Ceux dont l’IG est bas (<50) ont un effet moins marqué sur le sucre sanguin.

L’IG d’un aliment riche en glucides dépend essentiellement de la présence de fibres, de sa teneur en amidon (et du type d’amidon) des différentes transformations que l’aliment subi lors de sa préparation et de son mode de cuisson.

Plus un aliment est riche en fibres solubles, plus son IG est faible plus les traitements que subit l’aliment sont sévères, plus l’IG est élevé.

 

Quelques exemples d’index glycémique :

Riz blanc : 70 Riz basmati ou riz complet : 50
Pain blanc : 70 Pain complet au levain : 40
Pâtes blanches : 70 Pâtes complètes (blé) : 50
Maïs : 70 Quinoa : 35
Purée de pommes de terre : 90 Petit pois frais : 40
Banane mûre : 60 Banane peu mure : 50 – 55
Biscuits : 70 Lentilles : 22
Confiture : 65 Figues, abricots secs : 35
Sodas : 70 Soja : 15
Betteraves : 65 Légumes : < 15
Flocons de pommes de terre : 90 Galettes de riz : 85

Aujourd’hui nous consommons en abondance des sucres industriels fournis par la canne à sucre, la betterave, les céréales raffinées dont l’index glycémique est beaucoup trop élevé. L’IG global de nos repas a ainsi considérablement augmenté. Nos repas font monter en flèche le glucose et donc le taux d’insuline sécrété.

 

La consommation d’aliments à IG élevé favorise ce que les médecins appellent des hypoglycémies réactionnelles. L’ingestion de ces aliments engendre la sécrétion d’un pic d’insuline qui provoque alors une chute brutale de sucre sanguin. Une vive sensation de faim apparaît. C’est la fringale. On entre ainsi dans le cercle infernal du grignotage, qui peut aller jusqu’à la boulimie.

 

Plus l’IG des aliments est élevé plus on a faim, plus on mange… bonjour les kilos !

Pour éviter la prise de poids ou revenir à un poids convenable, on va favoriser la prise de céréales demi complète ou complète, redonner une part de légumineuses (lentilles, flageolets, pois cassés, pois chiches, soja…) et bien évidemment donner la part belle aux légumes qui ont un IG < 15 ! (sauf betterave et carotte cuite). Eviter tous les sucres raffinés (bonbons, sodas, biscuits, laitages très sucrés, confiture, chocolat au lait ou blanc…).

 

Côté protéines :

Il faut savoir que les protéines sont les nutriments qui ont l’effet le plus important et le plus durable sur la satiété. L’intérêt principal en période de perte de poids est qu’elles évitent la fonte musculaire.

 

Il faut au minimum 2 protéines assimilables (protéines animales ou association céréales 2/3 + légumineuses 1/3) par jour. Une carence en protéines peut amener différents troubles : diminution de la masse musculaire et augmentation de la masse grasse, affaiblissement général et notamment du système immunitaire, carences en minéraux, oligo-éléments, vitamines (les protéines servant de transporteur jusqu’à la cellule), résistance à l’amaigrissement.

 

Choisissez des protéines plutôt maigres : volaille sans peau, filet de porc, escalope de veau, aiguillettes de canard, poisson même gras, crustacés, coquillages, œufs (avec le jaune non cuit, coque, poché, en omelette baveuse…).

 

Côté légumes :

Ils doivent être présents à tous les repas cuits et/ou crus. Ce sont eux qui amènent minéraux, oligo-éléments, vitamines, antioxydants et fibres.

 

Quelle cuisson ? Privilégier la cuisson à la vapeur ou à l’étouffée (sans addiction de matières grasses, ni de sucres) qui sont des cuissons à basse température qui préservent les vitamines, antioxydants…

 

Frais, surgelés ou en conserve ? Rappelons tout d’abord que la mauvaise conservation altère certaines vitamines particulièrement sensible à l’oxydation comme la vitamine C et E. Pour celles et ceux qui n’ont pas le temps de faire leur marché régulièrement, sachez que les surgelés préservent mieux les vitamines que les conserves. Préférez les fruits et légumes issus de l’agriculture biologique, ou de petits producteurs n’abusant pas des engrais, pesticides…

 

En effet l’utilisation d’engrais chimique, de pesticides a bouleversé l’équilibre des sols. Ces terres à haut rendement sont appauvries et les plantes qui poussent sur ces sols contiennent désormais beaucoup moins de micronutriments (vitamines, minéraux, acides gras essentiels…) qu’auparavant.

Ainsi la vitamine E n’existe pratiquement plus dans les pommes, le persil, les laitues et les petits pois, de la même façon la vitamine B3 est maintenant rare dans les fraises.

Cela évite aussi de nous intoxiquer (notamment la foie) avec les résidus d’engrais, les pesticides…

 

Côté boisson :

Il faut boire au moins 1l d’eau peu minéralisée par jour. L’alcool est à éviter au cours des régimes amaigrissants, mais ensuite un verre de vin rouge par repas est tout à fait acceptable.

Eviter le café qui stimule l’appétit et qui est un inhibiteur de digestion, préférez le thé vert non sucré ou le thé rouge (rooboïs) si vous les aimez. Evitez les jus de fruits, sodas, bière, sirops, … qui ont des IG élevés.

 

 

Evitez les fermentations

Les associations alimentaires.

 

Il est déconseillé de consommer plusieurs types de viande, de céréales, d’alcool au même repas, mais aussi de mélanger plusieurs protéines, que ce soit entre protéines animales (ex. viande et fromage) ou animales et végétales (ex : lentilles et saucisses ; haricots blancs et confit de canard).

Les principales autres incompatibilités constatées sont :

  • Fruits et céréales
  • Aliments acides (miel, sauce tomate, confitures …) et céréales,
  • Fruits et légumineuses,
  • Produits laitiers fermentés et céréales,

 

Ce sont tout particulièrement deux classes d’aliments qui posent problème : les produits laitiers et les fruits. Par conséquent, vous ne devriez pas consommer de fruits crus, ni de yaourt, ni de fromage blanc ou frais, ni de fromage fermenté (roquefort, camembert, munster …) au cours des repas.

Préférez les consommer en fin d’après-midi, à la collation de 17h00.

 

Lorsqu’au cours de votre repas vous avez une protéine forte (viande, poisson ou crustacés), vous ne devez pas la mélanger avec une grande quantité de farineux forts (riz, pâtes, millet, quinoa, boulgour …). La viande, le poisson ou les crustacés ont besoin d’un peu d’hydrate de carbone pour être assimilés.

Les céréales sont des farineux forts, donc concentrés. Seule une petite quantité est tolérée, l’équivalent de 3 c. à soupe cuits, l’accompagnement principal étant les légumes.

 

La protéine du végétarien est composée d’une céréale associée à une légumineuse, mais la digestibilité impose de respecter les proportions suivantes : 2/3 de céréales pour 1/3 de légumineuses. On retrouve cette association dans tous les pays. C’est souvent ce que l’on appelle le « plat du pauvre ». Par exemple :

- riz et lentille en Inde

- maïs et haricots rouges au Mexique

- couscous et pois chiches en Afrique du nord

- riz et petit pois en Espagne

 

 

Soyez plus actif

Pour réussir à maigrir, mieux vaut être actif. Bouger, assouplit et galbe les muscles, améliore le retour veineux et augmente la combustion des graisses.

 

Baladez-vous, prenez votre vélo, jardinez, montez les escaliers… Bref, faites ce que vous aimez, mais bougez plus que d’habitude. Faites de la gym ou aquagym, pratiquez un sport : s’il ne fait pas perdre de poids, il transforme les graisses en muscles et redessine la silhouette.

 

 

Fuyez les tensions

Le stress joue un rôle sur le poids, car il perturbe le système nerveux parasympathique. Il provoque une hypersécrétion d’adrénaline, qui agit sur le stockage des réserves d’eau et de graisses dans le corps.

Dés que vous êtes tendu(e), énervé(e) ou de mauvaise humeur, faites une pause : écoutez votre musique préférée, respirez à fond pendant 2 à 3 minutes, ou allez marcher 10 minutes.

Relaxez vous aussi à l’aide d’huiles essentielles diffusées (lavande, romarin ou marjolaine à l’effet apaisant) ou encore prenez un bain avec une huile amincissante (vous aurez ainsi un double effet). Massez vous ou faites vous massez avec des huiles minceurs. Vous pouvez aussi utiliser la relaxation, sophrologie, yoga…

Aidez vous des plantes calmantes : aubépine, passiflore, valériane, millepertuis, ballote.

 

 

Drainez, détoxinez

Lire le dossier Drainage Printemps

Eliminer les déchets, les toxines, que notre organisme produit chaque jour.

 

Rétablir l’équilibre acido-basique

Lire dossier sur l’équilibre acido-basique

 

Accompagner la réforme alimentaire

Utilisez les plantes ou compléments alimentaires pour accompagner la réforme alimentaire et maintenir le poids.

Les plantes sont une aide, mais il n’existe pas de plante miracle qui fasse maigrir.

 

- Rétention d’eau :

Gonflement se situant au niveau de la région abdominale (bien connu des femmes à l’approche des règles), du bassin et des membres inférieurs.

Les plantes utilisées sont des diurétiques qui obligent l’organisme à se débarrasser de son eau : bouleau, orthosiphon, pissenlit, reine des prés, écorce de sureau, piloselle, solidago, frêne.

Ces plantes peuvent être associées entre elles pour une action synergique.

Remarque : Un drainage ne doit pas être continu sous peine de déminéralisation et d’épuisement des émonctoires. Si la rétention est liée au cycle, le drainage peut se faire quelques jours avant les règles

Les draineurs n’ont pas d’action sur le tissu graisseux.

 

- Si grignotage, compulsion alimentaire après 16h, envie de sucre
  • Griffonia ou 5 HydroxyTriptophane
    Vous êtes une adepte des régimes yo-yo
    Vous êtes attiré par le sucré en fin de journée
    Vous êtes vulnérable au stress
    Vous avez des difficultés à vous endormir

Pour obtenir des résultats durables, il faut augmenter votre taux de sérotonine. La sérotonine réduit la prise alimentaire en agissant sur le centre de la satiété et réduit la vulnérabilité au stress, l’irritabilité, le grignotage sucré

 

  • Glucomodérateur pour les personnes « accros » du sucre : gymnema sylvestris

Cette liane tropicale originaire de Chine et d’Inde et utilisée en médecine ayurvédique supprimerait la perception du sucré. Il est possible d’associer les 2 produits.

 

- Le chrome

Il est essentiel au métabolisme des sucres, en cas de carence le risque de diabète augmente. Il stimule les récepteurs à l’insuline permettant une meilleure action de cette hormone. Il est peu présent dans notre alimentation

 

- Ventre plat

Probiotique et prébiotique, charbon activé, argile (si non constipé), chlorophylle.

Ils réduisent les ballonnements, mais n’ont pas d’action sur le tissu graisseux en particulier au niveau de ceinture abdominale.

 

- Si tour de ceinture > 90 ou résistance à l’amaigrissement

Complexes de vitamines B, chrome, zinc, manganèse, sélénium, taurine, thé vert, cannelle.

 

- Les modérateurs d’appétit

Ispagul, konjac, caroube, gomme guar, pectine de pomme, fucus.

Ils ont une action sur la satiété, ce sont des substances végétales fibres ou gommes qui absorbent 50 à 100 fois leur poids en eau. Elles gonflent dans l’estomac et calment ainsi la sensation de faim.

Les modérateurs d’appétit ou anti-grignotage peuvent aider à freiner une compulsion alimentaire ou faire patienter jusqu’au repas suivant.

Le pouvoir de gonflement du mucilage joue à la fois un rôle coupe faim naturel par simple mécanisme de remplissage de l’estomac, mais aussi un rôle métabolique. En augmentant la viscosité du bol alimentaire, les fibres freinent la montée du glucose dans le sang, gênent l’absorption des graisses et réduisent les taux sanguins de cholestérol et de triglycérides.

Cette supplémentation en fibres s’adresse aux personnes qui ressentent une sensation de faim importante avant les repas et qui n’ont pas l’habitude de consommer des aliments riches en fibres (céréales complètes, légumes verts, légumes secs, fruits).

Ils se prennent 1/4 h avant le repas avec un grand verre d’eau.

Une fois la réforme alimentaire santé intégrant l’index glycémique des aliments mise en place, la prise de ces compléments n’a plus lieu d’être.

 

- Action sur la masse grasse par activation du métabolisme

Garcinia cambodga, taurine, thé vert, CLA.

Le CLA / acide linoléique conjugué de la famille des oméga : mélange de 2 isomères cis9 trans11 et trans 10 cis 12 naturellement présent dans l’alimentation (lait, viande).

 

Il stimule la dégradation des graisses stockées dans les adipocytes.

De nombreuses études ont conclu à une action sur la réduction de la masse grasse (diminution de la taille des cellules graisseuses) et une augmentation de la masse maigre. Cette action est attribuée à l’isomère trans- 10 cis- 12 à la dose de 1.5 g à 3 g par jour.
S’assurer de la qualité du CLA en évitant les produits purifiés.

 

« Brûleur de graisse » est un terme impropre, il n’y a pas de combustion de graisse mais ces composants agissent en augmentant modérément la thermogenèse c’est à dire la dépense calorique du corps, et utilisent les graisses pour fournir de l’énergie.

Ils prétendent remplacer l’exercice physique, alors gare à vous si vous utiliser des « brûleurs de graisse » et si vous arrêtez brutalement leur prise sans avoir mis place la pratique d’une activité physique, la reprise des kilos sera inéluctable.

Ces plantes riches en caféine sont excitantes et possèdent une action anti-fatigue : thé vert, guarana, maté.

Ils peuvent être intéressants en association avec un bon équilibre alimentaire et une activité physique.

L’action ne se limite pas à la caféine celle-ci renforcée par les polyphénols en particulier epigallocatéchine.

 

Cas du citrus aurantium : orange amère ou bigaradier

Le zeste contient de la synéphrine, un alcaloïde dont les effets sont proches de l’éphédrine (substance interdite en France en2003).

Des effets indésirables cardiovasculaires lui sont attribués et l’Afssaps met en garde.

 

Le Citrus aurantium est contre-indiqué ou à utiliser avec une grande prudence chez les personnes souffrant de glaucome, d’adénome de la prostate, d’hypertension, diabéte, hyperthyroïdie….

Les effets secondaires : troubles cardiaques, insomnie, maux de tête, agitation.

Bien souvent les produits ne précisent pas la teneur en synéphrine sur l’emballage qui peut aller du simple au double, alors prudence si malgré tout vous faites le choix de prendre du citrus aurantium, respectez les conseils d’utilisation du fabricant.

 

Les anti -graisses

Nopal, Chitosan. Ces produits sont censés piéger les graisses dans le tube digestif et empêcher leur assimilation au niveau de l’intestin grêle, elles sont donc éliminées naturellement par le système digestif.

Ces produits ne présentent aucun intérêt pour les personnes qui suivent un régime pauvre en graisses.

Que penser de ces produits qui piègent les graisses, comment peuvent-ils faire la différence entre les bonnes graisses (acides gras mono et polyinsaturés) et mauvaises graisses (acides gras saturés et trans), quand on connaît l’importance des oméga 3, on peut se poser la question.

A la longue ils peuvent entraîner un déficit en vitamines liposolubles (A, D, E, K) et en acides gras essentiels. Ils sont donc à utiliser sur du court terme ou exceptionnellement au cours d’un repas riche en graisse.

 

- Les acides gras essentiels

Les omega 3 interviennent à 2 niveaux au niveau membranaire en permettant un meilleur échange et une fluidité membranaire optimale et comme anti-inflammatoire en agissant sur les prostaglandines responsables de l’inflammation.

Il est nécessaire de se supplémenter lorsqu’on ne consomme pas de poissons gras.

 

Les hommes et la minceur : Pourquoi maigrissent-ils plus vite que les femmes ?

L’homme est physiologiquement différent de la femme, sa masse grasse est inférieure et sa masse maigre plus importante par rapport à la femme. De ce fait leurs besoins énergétiques sont plus importants.

Les hormones féminines ont une action sur le stockage des graisses en vue de l’allaitement et de la grossesse.

 

 

En résumé les compléments, pour qui, pour quoi ?

Il n’existe pas de produits miracles, seul une bonne hygiène de vie et des compléments alimentaires adaptés aux besoins :

  • Draineur
  • Modérateur appétit pour ceux qui mangent trop ou consomment trop de sucre
  • Le CLA quand graisse abdominale rebelle.
  • Les probiotiques et prébiotiques permettent un intestin performant et une bonne assimilation des micronutriments
  • Chrome pour ceux qui consomment beaucoup de sucre
  • Les oméga 3
  • Les plantes déstressantes

 

Et bien sur :

  • Bien mastiquer (voir article sur l’importance de la mastication)
  • Activité physique
  • Réforme alimentaire santé avec mis en place d’aliments à index glycémique bas.

 

 

Conclusion

Les vraies causes du surpoids sont multifactorielles et nécessitent des réponses adaptées pluridisciplinaires. La nutrition santé doit toujours passer devant la nutrition minceur.

 

Un bilan établi par un professionnel de santé et un suivi thérapeutique sont un gage de réussite.

 

Dites vous bien que votre objectif ne sera pas atteint si vous parvenez à un poids donné. Il sera atteint si vous parvenez à changer durablement votre façon de manger et de vivre.

Les compléments alimentaires sont une aide non négligeable, mais ils ne font pas tout.

 

Françoise Treilhou

 

 

 

Bibliographie

Maigrir après 40 ans, Eric Menat

La nouvelle minceur, Nancy Cuttan

Le régime IG Minceur, Collectif La Nutrition.fr éditions Thierry Souccar

 

Mise en garde

Les informations de ce document ne peuvent en aucun cas être considérées comme un avis médical ou comme des conseils individualisés. En conséquence, nous vous invitons à vous rapprocher de votre médecin ou professionnel de la santé.